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Pas possible!

Publié dans Divers le décembre 4th, 2011

Les soirs de grande fatigue ou lorsque le frigo se fait aussi vide que les dialogues d’un film de Stallone, il peut arriver à n’importe qui de prendre le téléphone et de faire livrer le repas. Ça n’est jamais de la grande gastronomie, mais ça offre l’avantage de pouvoir rester chez soi, en pantoufles, au lieu de fournir les efforts nécessaires pour s’habiller pour la peine et se déplacer jusqu’au resto le plus près ou le plus décent. Une journée de froid glacial, ou il tombe une pluie qui serait neige s’il faisait un ou deux degrés de moins, est encore plus idéale pour rester à domicile et attendre que l’objet de sustentation nous soit livré en mains propres.

Évidemment, l’on se croise les doigts pour qu’il n’y ait pas d’erreur stupide dans la commande, comme ces fois où celui qui n’aime pas le poulet réalise que son plat en est un de volaille, ou qu’il manque un élément qui n’a pas fait son chemin avec le reste de la livraison. Cela est d’autant plus enrageant lorsqu’il ne reste plus rien à manger et qu’on ne peut pas se concocter un plat de remplacement sinon deux rôties sans confitures…

Mais pire encore que ce genre d’erreur commise par le restaurant qui a effectué la livraison : la livraison qui se fait attendre…

Et attendre…

Et attendre…

Oh, la chose n’est pas nécessairement courante, mais il y a de ces fois où le sort semble s’acharner contre vous. La soirée à laquelle je pense entre parfaitement dans cette catégorie. Elle établit même un record personnel, ce qui n’est absolument pas une bonne nouvelle.

Ce n’était pourtant pas la pleine lune! Le Canadien avait joué en après-midi! Le Super Bowl est dans plus d’un mois! Il ne faisait pas tempête! Un soir tout ce qu’il y a de plus banal. Ce soir. Hier soir si vous lisez ceci demain. Sinon, pensez à un soir comme les autres, que vous pourriez facilement confondre avec un soir… un soir… normal, quoi!

Choisir le lieu où passer la commande est normalement la partie la plus compliquée de l’opération. En banlieue, les choix sont sans doute plus restreints mais en ville, l’offre et la demande font en sorte que l’on peut passer une bonne trentaine de minutes à passer en revue les différents menus proposés avant d’arrêter son choix une première fois, puis parfois de changer d’avis à une ou quelques reprises. Mais vient toujours le moment où l’on passe la commande, ce qui nous donne plus ou moins un petit trente minutes à tuer le temps avant que nous soit livré le repas choisi.

Mais il y a ces rares occasions où le livreur se fait un peu plus attendre. On le remarque habituellement quand on franchit le cap des 45 minutes d’attente. Habituellement, on fronce le sourcil, on passe un ou deux commentaires puis comme par magie, quelqu’un cogne à la porte et on oublie aussitôt l’attente qu’on vient pourtant de commenter négativement.

Rarement a-t-on droit à une attente qui puisse être qualifiée d’abominable et d’absolument déraisonnable. Rarement a-t-on besoin de rappeler au restaurant pour vérifier ce qui se passe. Encore plus rarement a-t-on le temps ou l’impatience de grignoter quelques raisins en attendant, ou un yogourt. On se limite, on se force à ne pas se cuisiner un repas, mais c’est simplement parce qu’on garde confiance, la bouffe arrivera bientôt, forcément…

Mais le temps passe. Il passe tellement bien qu’on a le temps d’écouter en entier une émission dont la durée offre la chance à la grande aiguille de faire le tour complet de l’horloge. Dites donc, ça frise le délire, cette attente! On s’installe à la fenêtre, presque certains de voir arriver un livreur un peu perdu, mais rien ni personne n’approche le bâtiment. On fait les cent pas, on grogne un peu, la moutarde monte lentement au nez, seulement on n’a rien pour l’étendre dessus et la bouffer…

Voyons voir… la commande a été passée vers 18h00. Il sera bientôt… 19h30! Ridicule! Il y a donc un autre appel logé au restaurant. La situation est expliquée à un individu qui nous fait patienter, puis en vient un second qui ne semble au courant de rien. Celui-ci tient à nous rassurer et nous demande si notre commande est bien celle qu’il s’apprête à nous réciter, mais il se fourvoie complètement. De plus, cet abruti de classe 1 ignore complètement si notre commande est en route et se propose tout simplement de nous la préparer! Nous préférons laisser tomber et commander d’ailleurs : ces imbéciles du restaurant Mirasol (4507 Beaubien Est) ne méritent pas le moindre sou. D’ailleurs, si leur livreur finit par arriver, nous l’accueillerons d’une manière qui ne sera ni civile ni polie, et il pourra transmettre à ses patrons l’aimable coup de pied au cul que je me promets de lui imposer…

En toute vitesse, nous décidons donc d’un second lieu d’où faire livrer de la nourriture. Sagement, nous choisissons un resto dont nous connaissons la rapidité à livrer. Le fait qu’il soit situé tout près d’ici joue également en sa faveur. Avec un peu de chance, d’ici 20 minutes, nous recevrons enfin notre repas. D’ailleurs, puisqu’il est 19h30 passé, leur « rush » est derrière eux et il n’y a aucune raison pour que notre commande prenne un temps fou à livrer. Bonne nouvelle!

19h50… Le livreur doit approcher. Je m’installe à la fenêtre afin de guetter son arrivée éventuelle.

20h00… Voilà un délai qui commence à s’étirer. Après tout, on a déjà fait livrer des choses autrement plus compliquées qu’une petite pizza et une poutine italienne et cela prenait moins d’une demie heure…

20h12… Ah! Le voilà! Une voiture s’arrête devant l’immeuble, voilà même les clignotants et puis quelqu’un sort… du côté passager? Et il se dirige vers… le coffre arrière? Il ne met tout de même pas la bouffe là-dedans? Mais qu’importe : c’est qu’on a faim, ici! Le voilà qui sort… des valises? Eh merde, c’est un simple voyageur! Qu’est-ce qu’il m’emmerde! Je fais un effort pour ne pas sortir et lui faire bouffer son passeport…

20h15… Toujours rien…

20h20… Le festival des soupirs est en branle! La mauvaise humeur est au rendez-vous! Je sens un désir palpable de briser quelque chose, une fenêtre, de la vaisselle, un mur, n’importe quoi!

20h24… Je décide que si le livreur du Mirasol de merde finit par arriver avant l’autre, l’on prendra sa commande quand même. On a beau l’avoir annulée, ces zigotos semblent assez incompétents pour avoir compris de travers.

20h25… 55 minutes pour cette deuxième commande… Je rêve?

20h27… Bon, d’accord : cuisinons nous-mêmes. Quelqu’un quelque part semble vouloir que ça se passe ainsi ce soir! Alors chérie, des pâtes au chorizo, ça te va?

20h30… Il arrive!!! Il arrive!!! C’est bel et bien un livreur de restaurant, et il vient vraiment dans notre immeuble!!!

20h30 et 30 secondes… Horreur! Il livre au voisin d’en-face!!! Mais non, c’est une blague…

Deux heures trente avant d’avoir la bouffe! Avouez que c’est du pas possible!!!

Fallait ben…

Publié dans Divers le novembre 24th, 2011

Fallait bien! Fallait bien que quelque chose cloche aujourd’hui! Mais quoi? Je vous laisse deviner…

Dès le réveil, vous dites? Nan, le réveil fut tout en douceur. Le coup de téléphone matinal, plutôt que d’être celui d’un abrutissant message automatique ou d’un employé de télémarketing convaincu que vous êtes LE client qui lui donnera raison de pratiquer ce métier imbécile qui consiste à tenter de convaincre les gens qu’il faut paniquer à l’idée de ne pas encore avoir d’assurance contre les invasions d’insectes venus de la planète Mars, eh bien ce coup de téléphone, dis-je, provenait de ma douce tendre (je pratique les pléonasmes pour une éventuelle collection) que je devais rejoindre au centre commercial quelques heures plus tard. Ainsi donc, rien de négatif à propos de mon réveil. Plus tard, alors?

La douche, alors? Vous me prenez pour le Mr. Bean des pauvres! Suis-je le genre de personne capable de s’auto-infliger une blessure quelconque en prenant une simple douche? Ah oui? Allez donc… Mais que nenni, mes z’amis! Vous repasserez pour votre bon flair! Ce fut une douche tout ce qu’il y a de parfaite, sans savon dans les yeux, sans soudaine giclée d’eau glacée, sans bouteille de shampoing vide et même, oui même : sans interruption téléphonique pour une offre sans pareille d’installation de porte et fenêtre ou de système d’alarme de gens qui connaissent nos noms, notre numéro de téléphone, notre adresse et la couleur de nos sous-vêtements du mardi sans toutefois savoir qu’ils appellent dans un immeuble à logements. Eh non, pas aujourd’hui!

Ah, vous devinez? L’allez au centre commercial en transport en commun dans la première chute de neige? J’avoue qu’il y avait là un énorme potentiel de catastrophe. Me serais-je donc foulé une cheville en ratant une marche mal déneigée? Serais-je tombé sur le fessier (le gauche ou le droit, au choix) en négligeant de faire attention à la chaussée glissante? Ou bien aurais-je encore une fois raté le bus de peu, ce bus qui est censé être le plus passant en ville (j’en suis un témoin privilégié… quand je ne l’attends pas!), et passé la demie heure suivante à geler sur le coin de la rue, rageant d’avoir encore une fois oublié mes gants et ma tuque dans mon autre manteau? Quand même, je ne suis pas manche à ce point! Ou bien vous surestimez mon potentiel catastrophique, ou alors c’est que vous me prenez pour la cousine germaine du personnage de Pierre Richard dans La Chèvre! (Et non la cousine germaine de la chèvre, quoique puissent en dire certains…)

Allons donc, qu’est-ce qui a bien pu clocher dans ma journée? Vous dites? Le métro est tombé en panne quand j’y suis entré dedans? Eh non! Surprenant, n’est-ce pas? Il n’y a pourtant rien eu de tel. Mais vous avez failli mettre dans le mille : en arrivant au métro, je suis descendu sur la mauvaise rame, et j’ai bien failli m’embarquer dans la mauvaise direction! Mais je m’en suis rendu compte à temps et j’ai rebroussé chemin avant qu’il ne soit trop tard. Meilleure (mal)chance la prochaine fois!

Eh bien, j’attends toujours! Au centre commercial, la catastrophe, vous dites? Ah ça, c’est fort possible, puisque j’y ai passé une paire d’heures au bas mot. Mais qu’aurait-il pu m’y arriver de si enrageant? Arrivé en retard au rendez-vous fixé avec ma blonde? Pas mon genre! Reçu un plat de poulet au lieu du bœuf commandé au restaurant libanais? Pas cette fois! Mis le pied dans une gomme? Pfff, vous charriez un peu, je trouve… Et si je vous disais que je me trouvais au centre commercial pour un rendez-vous chez la coiffeuse? Ah! Ça y est, vous dites! Je suis tombé sur une coiffeuse spectaculaire, qui m’a coupé un bout d’oreille en voulant faire trop vite, qui m’a ébouillanté en me lavant les cheveux même si je venais de le faire chez moi, qui m’a coupé avec son rasoir parce qu’elle a sursauté quand un téléphone a sonné à 200 pieds de là? Qu’est-ce que VOUS avez de l’imagination, je vous jure… Alors, elle a raté ma coupe de cheveux? S’est trompée entre sa bouteille d’eau et sa teinture blonde platine? A mal compris mes directives et m’a plutôt fait une permanente qui me donne l’air d’un mouton bougon? Nein! Nein! Nein! Achtung! (À mes souhaits!) Vous n’y êtes encore une fois pas du tout. « Monique » m’a traité comme un prince et je suis ressorti de là coiffé comme un milord!

Alors quoi? La suite? Forcément… Mais où? Où? Patience, patience…

L’épicerie où il faisait aussi froid que si les portes étaient grandes ouvertes depuis une semaine? Le retour en métro où un avertissement racontait qu’il se passait quelque chose sur la même ligne que nous empruntions? Ah oui : plutôt à la pharmacie où il a fallu faire un détour gigantesque puisque nous étions allés faire remplir ma carte d’autobus la semaine passée, transaction extrêmement difficile et compliquée pour trois caissières obnubilées par leurs nouvelles caisses? Authentique! Et ce matin, en prenant le bus, j’ai pu constater que ces bougresses avaient complètement oublié de remplir ma carte! Fameux, n’est-ce pas? C’est donc vrai qu’il a fallu faire vérifier ma carte pour apprendre qu’en effet, elle ne contenait pas les 10 passages achetés il y a quelques jours, faire un énorme détour les bras chargés et y aller d’une longue marche jusqu’à cette même pharmacie dans le froid et la neige. Tout cela est authentiquement véridique (pléonasmiquement parlant!), et vous serez éblouis d’apprendre que… non, ça n’est pas l’événement merdique de ma journée!

Décidemment… Vous donnez votre langue au chat? Allons, pas si près du but…

Oui : au retour!!! Comment vous avez deviné?

Oh, tout allait parfaitement bien, pourtant. Tout… ou presque. Ainsi donc, nous arrivons à notre immeuble. Il est plus que temps, ça fait une heure qu’on marche dans la neige, le vent et le froid, les bras encore plus chargés (d’une pinte de lait) qu’à l’aller. Ma blonde a les pieds mouillés depuis belle lurette, mais moi je suis encore au sec. Tout ce qu’il nous reste à faire est de marcher le petit segment sur le rutilant boulevard Pie IX. En apercevant deux autobus qui se suivent, nous décidons d’attendre avant de s’avancer afin d’éviter de se faire éclabousser par de la belle neige qui n’aura été blanche que le temps où elle tombait du ciel (et encore…) Idée géniale, s’il en est une… Les bus passés, nous entamons la rentrée au domicile. Soudain, j’entends le bruit caractéristique d’un véhicule qui se pense sur l’autoroute. Pressentant le danger, nous nous écartons le plus loin possible, mais c’est peine perdue : un cow-boy au volant d’un énorme pick-up accélère en arrivant à notre hauteur et nous asperge d’une quantité astronomique de belle sloche fraîche, noire à souhait. On en a partout, jusque dans les victuailles ramenées de l’épicerie! Le manteau de ma blonde est presque entièrement couvert, elle en a dans les cheveux, partout. De mon côté, ma tuque m’a évité d’en recevoir dans les cheveux, et mon manteau attaché a sauvé mon chandail, mais mes jeans sont trempés! On a beau se trouver sur un boulevard papal, j’invective à voix haute le crétin des Alpes façon Capitaine Haddock, trouvant un florilège de jurons que les papes connaissent pour d’autres usages…

C’est donc trempés, crottés, salis à l’extrême que nous rentrons à l’intérieur de l’appartement. Dans mon cas, la mauvaise humeur est particulièrement au rendez-vous, mais avouez que les circonstances, hein! Il s’agit ensuite de se dévêtir en prenant soin de rester sur le tapis de l’entrée et en laissant sécher tuques, gants et manteaux pendant que le reste des vêtements prend la direction du lavage. De toute beauté… L’imbécile dans le camion devait probablement rigoler de son coup : il est simplement chanceux de demeurer anonyme. C’est là le genre de sale coup que je lui ferais payer avec une ingéniosité et un sadisme rivalisant avec les meilleurs tortionnaires de la CIA… Quel con! Il doit être à l’emploi du parti Libéral, je ne vois pas autre chose! Qu’à cela ne tienne, aux prochaines élections, ce sera à son tour de se faire lessiver…

Quant à ceux d’entre vous qui rigoleriez parce que vous avez déjà aspergé des passants de la sorte, que je ne vous prenne pas en flagrant délit! Vous verrez qu’il n’est pas facile de conduire avec deux mains solidement serrées autour de votre cou… C’est ça, ou bien je vous abonne illico au Parti Libéral!

Une journée presque parfaite, donc… Mais dans mon cas, ça n’était pas la première fois. Ainsi, je me rappelle être allé à une entrevue pour un emploi, il y a très longtemps de ça, par un beau matin d’hiver à l’époque où j’habitais la banlieue (preuve que les crétins n’habitent pas que la ville!). Un chauffard probablement cousin par l’anus (au lieu de la fesse gauche!) du crétin d’aujourd’hui avait passé à toute vitesse devant l’arrêt d’autobus et avait aspergé tous ceux qui n’avaient pas la chance d’être dans la cabine. Je faisais évidemment partie des malchanceux, et comme je me rendais à une entrevue (ma toute première, si je me souviens bien), je n’avais pas le temps de retourner chez moi pour me changer, gracieuseté du service de transport en commun merdique des banlieues. J’ai donc du me présenter en entrevue crotté de la tête aux pieds. Et pour ajouter au ridicule de la situation, l’entrevue en était une de groupe. J’ai donc eu à avoir l’air idiot devant une dizaine de personnes au lieu de simplement faire face à l’intervieweuse, d’autant plus qu’à l’époque, je n’attachais pas mon manteau et ne portait ni gants ni tuque. Je vous laisse deviner mon état et puis si j’ai eu ou non la job…

L’art d’être maladroit… ou malchanceux?

Publié dans Divers le octobre 15th, 2011

Je possède à moi seul suffisamment de mains gauches pour rivaliser de maladresse avec une équipe de baseball composée de manchots gauchers. S’il m’arrive de moins en moins souvent d’échapper de la vaisselle fragile, je compense par une improbable habileté à laisser tomber à peu près tout et n’importe quoi dans les endroits les plus saugrenus. Généralement, quand j’échappe un truc quelconque, celui-ci va forcément se loger là où il me sera le plus difficile à aller le ramasser. Les coins sombres et inaccessibles sont parfaits pour ce genre de bourde, mais ne dédaignons pas les dessous de meubles ou les derrières d’appareil ménager difficiles à déplacer sans oublier tous ces endroits où il faut s’accroupir et tâtonner à l’aveugle un long moment qui s’avère particulièrement difficile pour les genoux.

Encore récemment, je me dépassais dans l’art – c’en est un! – d’échapper un objet et d’en faire un événement qui sera tout sauf anodin. Au moment d’aller me coucher, j’accomplis un geste qui n’est pas encore mécanique : celui d’enlever mes lunettes et de les poser sur la pile de livres placés sur ma table de chevet. Ma blonde est couchée et dort depuis un bon moment déjà, ce qui fait que je me trouve dans une certaine pénombre lorsque j’effectue ce geste en apparence banal. Je pose donc mes lunettes sur la lecture accumulée et m’apprête à embarquer dans le lit, mais évidemment j’y vais d’un faux mouvement et voilà les lunettes qui tombent sur le sol. J’hésite un instant à les laisser à cet endroit, me disant que je peux toujours penser à les ramasser le lendemain à mon réveil, mais la crainte de marcher dessus au réveil et ainsi de les briser me force la main. Je pars donc à la recherche de ma paire de lunettes en espérant d’une part ne pas réveiller ma copine durant mes recherches et d’autre part, de ne pas les envoyer glisser sous le lit avec une maladresse supplémentaire. Prenant mille précautions, je m’accroupis lentement et tâte le plancher. Rien de tout ceci n’est silencieux : le plancher craque, ou étaient-ce mes articulations? Toujours est-il qu’une première tentative ne donne pas les résultats escomptés. Je décide donc de m’asseoir sur le plancher et de mieux prendre mon temps pour fouiller dans le noir total. Je pourrais toujours allumer ma lampe, mais je serais alors assuré de réveiller ma blonde, et à l’heure qu’il est, cela ne serait pas joyeux. Utilisant les deux mains, je tâtonne à gauche et à droite, au centre et puis même devant et derrière mais toujours sans récupérer mon bien. Où sont-elles donc tombées? Sous la table de chevet? Ou bien carrément sous le lit? Mais j’ai beau explorer du mieux que je peux, je ne ramène rien de mieux que de la poussière.

Il ne me reste qu’une solution qui ne m’enchante guère, mais il faut absolument que j’utilise la lampe de poche. Je me gronde intérieurement d’avoir justement rangé celle-ci au cours de la journée même. Il me faut donc fouiller dans le garde-robe situé tout juste à l’extérieur de la chambre, mais heureusement je sais parfaitement où elle se trouve et je mets donc la main dessus très rapidement. N’empêche, l’opération n’a pas été parfaitement silencieuse et je soupçonne donc que ma blonde a une relative connaissance de mes agissements suspects. De retour dans la chambre, veillant toujours à ne pas écraser mes binocles par mégarde, je m’installe de nouveau sur le sol et met en marche la lampe de poche. Je n’ai pas à chercher longtemps avant d’apercevoir mes lunettes et de les récupérer. J’éteins rapidement, je remets mes lunettes en place et je tâche de trouver un endroit pour remiser la lampe de poche sans la faire tomber – ce serait mon genre! Hélas, l’opération Sauvetage des lunettes a réveillé ma copine. Maladroit, vous dites?

Mais je peux faire mieux. Et qui dit mieux dit… deux fois dans la même journée!

Je m’apprête à sauter dans la douche. Un petit détour sur le trône, et me voilà paré. Sur la toilette, un panier est placé et me sert souvent à y placer mes vêtements durant la douche. En voulant accomplir ce geste en apparence simple, je sens néanmoins que les vêtements que je tiens en boule menacent de m’échapper. Je crains un instant que ce que je redoute le plus depuis un bon moment ne survienne, c’est-à-dire qu’en essayant d’améliorer ma prise sur la boule de vêtements, j’en vienne à échapper mes lunettes au fond du bol… C’est que celles-ci semblent tenir difficilement sur mon nez et il est fréquent qu’elles tombent toutes seules alors que je suis à peine penché. Forcément, j’en suis venu à craindre ce jour où elles glisseront d’elles-mêmes jusqu’au fond d’un bol pas tout à fait propre…

Or donc, j’en étais à me dire que ce serait bien le bout de la chose que cela arrive précisément lorsque mes deux mains sont occupées à s’assurer que je n’échappe pas mes vêtements dans la cuvette. J’avais pratiquement réussi à placer la fameuse boule de linge dans le panier lorsque quelque chose a attiré mon attention. Ma paire de bas neufs, roulés et prêts à accueillir mes pétons propres à la sortie de la douche, roulait lentement le long du reste de mes vêtements et… plongeait directement dans le fond du bol! J’avais déjà amorcé le geste pour les rattraper, mais je suis arrivé une fraction de seconde trop tard. Comme j’avais tiré la chaîne au préalable, j’ai donc eu le réflexe – heureux ou malheureux? – de saisir mes bas par le bout qui n’avait pas encore été immergé… Peut-être la crainte de voir mes bas aspirés dans le trou et ainsi bloquer sévèrement la toilette – je garde en tête le souvenir d’une toilette gravement bouchée par les essuies-touts utilisés par ma sœur! – m’a-t-elle poussé à tenter l’impossible pour éviter le pire. J’ai ensuite eu le bonheur de m’apercevoir dans le miroir, tenant du bout des doigts une paire de bas anciennement propres, et à me demander par quel espèce de phénomène mes fabuleux réflexes d’adolescence avaient pu faire place à cette fraction de seconde manquante. Une belle image, qui restera gravée longtemps dans ma mémoire.

Quelques heures plus tard à peine, je suis occupé à me faire à souper. L’épisode des bas souillés est presque déjà oublié, mais la peur de perdre mes lunettes ne me quitte jamais. En cuisine, je vois déjà le moment où je les perdrai au fond d’une marmite bouillante de soupe ou celui où elles atterriront au beau milieu d’un pâté chinois – ce sera le jour où on saura que ce fameux chinois en était un à lunettes! Je ne compte plus les occasions où il s’en est fallu de peu pour que je les envoie valser dans la poêle chaude ou dans la marinade. Jusqu’ici, j’ai toujours eu la chance de les attraper avant le moment fatidique, ou encore de les voir tomber à côté de la cible. Mais parfois, la cible est aussi la poubelle. Presque chaque fois que je dois me pencher pour déposer quoi que ce soit au fond du sac, mes lunettes glissent de mon nez. Généralement, elles tombent sur le sol, parfois même elles font un vol plané trois pieds plus loin. Mais dans le cas qui nous concerne présentement, elles ont fait preuve d’une originalité sans précédent : elles se sont envoyées directement au fond du sac de poubelle!

Damnation! Non seulement sont-elles allées se loger dans le sac, mais puisque je suis en train de faire le souper, le sac est particulièrement bien garni. De plus, mes lunettes ne se sont pas contentées de tomber sur un truc plus propre où il serait facile de les récupérer! Non, elles ont plutôt eu le bon goût de disparaître parmi les déchets et ainsi de me forcer à plonger la main au milieu des détritus. Ceux qui me connaissent savent que je suis dédaigneux à l’extrême et que je déteste peu de choses autant que le fait d’avoir les mains sales ou gommées. Me voilà donc forcé à fouiller dans le tas de déchets, de sentir des liquides dont je préfère ignorer la provenance (et si c’était le sang de la viande ayant coulé du paquet jeté aux déchets? Bjeurk!) et de tâtonner parmi les vieux mouchoirs et autres souillures douteuses simplement pour y récupérer mes lunettes.

Ah, si seulement celles-ci ne coûtaient pas les yeux de la tête, si on pouvait avoir des lunettes jetables (malgré les apparences, les miennes n’en sont pas!), j’aurais pu carrément les laisser au fond des ordures pour m’en poser une autre paire sur le nez. Mais pas de ça, Lisette! Il faut faire preuve de la plus grande attention envers nos lunettes. Si seulement les miennes me le rendaient bien…

Je me suis donc précipité à l’évier où j’ai plongé la paire de lunettes sous l’eau chaude pour y faire disparaître les tâches rouges et oranges qui la décoraient, profitant de l’occasion pour me laver les mains jusqu’aux coudes puis j’ai savonné avec force mes lunettes pendant une bonne paire de minute. Pas question qu’elles restent gommées ou qu’elles sentent la vieille pelure de banane lorsque je les remettrai! Ah! Il est bien loin, le temps où ma vue me permettait de voir une clé à 400 pieds de distance!

Mais je ne vous dirai pas ce qui est advenu des bas, par contre…

Le Guide du parfait idiot

Publié dans Divers le octobre 7th, 2011

Ingrédients :

- 1 parfait idiot
- un téléviseur
- une console Playstation3 de Sony
- un jeu de Playstation3
- un ingrédient secret
- une pincée d’absurde
- trois tasses de ridicule
- deux c. à soupe de crétinerie
- de la panique, au goût (de préférence beaucoup)

Un soir comme un autre, écoutez votre désir de jouer une partie de quelque chose sur votre console Playstation3 de Sony. Attendez que votre douce moitié soit couchée, pour mieux la déranger le moment venu. Munissez-vous des écouteurs, allumez votre PS3, éjectez le jeu déjà en place pour y insérer celui qui vous fait particulièrement envie ce soir-là, acheté deux mois plus tôt et auquel vous n’avez toujours pas joué avant ce soir. Asseyez-vous confortablement, et grattez-vous le front devant la constatation que le jeu que vous venez de mettre dans la console ne semble pas être lu. Ne paniquez pas tout de suite, vous le démarrerez « manuellement ».

Échouez à le démarrer manuellement. À ce moment, saupoudrez d’une première pincée de panique. Imaginez-vous que le jeu que vous avez acheté, usagé, l’est à un point tel qu’il est impossible pour votre console de le lire. Maugréez en silence contre le vendeur qui vous en a déjà passé une petite vite en vous vendant un autre jeu, prétendument neuf, mais dont le livret montrait diverses traces de surutilisation. Ne cédez point encore à la panique, vous n’aurez qu’à remettre un de vos autres jeux, et ne serez que déçu à l’idée d’avoir été roulé une seconde fois par ce vendeur à la graisse de hérisson de tonnerre de brest.

Quittez votre siège et allez appuyer sur le bouton « Eject » de votre console. Marquez une première surprise devant le rien-du-tout qui s’ensuit. Appuyez à nouveau sur le même bouton, rassurez-vous en constatant qu’il fait ce petit bruit caractéristique qui indique qu’il a compris la demande et travaille à manœuvrer dans le sens de vos bons désirs, et émettez un petit sourire niais de satisfaction étrange. À cet instant, ajoutez un quart de tasse de panique : le jeu ayant à nouveau refusé de sortir de votre console, demandez-vous si vous n’auriez pas mieux fait d’aller poser de la poudre à gratter sur les sièges de toilettes du cabinet de Jean Charest.

Devant cet essai infructueux, éteignez votre console, puis rallumez-là. Avec votre intelligence et votre sens logique, vous arrivez si souvent à trouver des solutions qui fonctionnent sans en avoir l’air. Paraissez abasourdi de constater que la PS3 ne lit toujours pas votre jeu, et refuse obstinément de l’éjecter de ses entrailles. Ajoutez le quart de la moitié d’une petite cuillerée à thé de panique en courant à votre ordinateur. Visitez Google et inscrivez les termes « disque coincé PS3 », et parcourez le premier site web offert. Souriez devant la facilité apparente de la solution offerte par un gentil internaute, et lisez quelques réactions afin de vous assurez que l’idée proposée a bien été reçue et testée par les autres internautes. Constatez avec grand soulagement que la solution semble avoir fonctionné pour la majorité des cas, et grouillez-vous d’aller l’appliquer sur votre console.

Ajoutez un peu d’eau (la sueur du stress qui vous envahit, ou des larmes si vous êtes particulièrement fleur bleue) à une pincée de panique en n’apercevant pas le bouton « Arrêt » qui serait censé se trouver derrière votre console. Demandez-vous si un ancien ennemi n’a pas ressorti sa poupée vaudou à votre effigie pour lui faire avaler un puissant hallucinogène. Retournez à l’ordinateur afin de consultez d’autres sites et revenez bredouille à votre console en réalisant que la plupart offrent la même solution. Extirpez votre console PS3 de son habitat et observez-là sous tous les angles. Gémissez de désarroi devant votre incapacité à trouver un bouton que tous les autres utilisateurs semblent posséder. Demandez-vous si vous devez sortir un tournevis et si celui-ci devrait servir à démonter votre Playstation ou si vous devriez vous l’enfoncez dans la cuisse pour changer le mal de place. Soupirez à quelques reprises; sentez l’odeur de moutarde qui vous monte au nez.

Songez quelques instants à appeler un ami à l’aide, et ce, malgré l’heure plutôt tardive. Plutôt que de l’appelez et de risquer de le réveiller ainsi que sa copine, trouvez-vous génial de lui écrire un courriel. Exposez-lui votre problème et espérez que par hasard, il soit constipé ce soir-là et se trouve sur le trône en compagnie de son IPhone plutôt qu’au lit avec sa tendre moitié. Retournez à votre machine joueuse de tours, et refaites-en le tour avec l’espoir qu’un bouton « Arrêt » lui soit poussé comme par magie. Éteignez votre console en vous imaginant qu’un temps de pause lui fera le plus grand bien. Profitez de la pause pour goûter votre mélange panique/ridicule. Commencez par vous rongez les ongles devant l’absence de réponse de votre ami endormi. Parcourez ensuite l’appartement afin de partir à la recherche d’une lampe de poche, de la boîte de votre console et du livret d’instructions. Ne trouvez que la lampe de poche, mais fouillez partout où il est possible de le faire pour trouver les deux autres items dont vous savez exactement où ils sont, mais résignez-vous à ne vous en rappeler que le lendemain matin. Utilisez ensuite la lampe de poche pour mieux examiner votre console. Passez d’espoir à déception en constatant à nouveau l’absence de ce bouton censé être situé à l’arrière de la console. Rallumez-là, appuyez à plusieurs reprises sur le bouton « Eject » et renfrognez-vous de sa soudaine inutilité.

Ayez un flash et utilisez le menu de votre console pour trouver une possible solution. Perdez 15 minutes à lire les différentes options, et revenez bredouille de cette fausse bonne idée. Faites les cent pas dans votre salon et hésitez entre crier de désespoir ou hurler de rage. Retournez lire sur Internet et attardez-vous à ceux pour qui la solution n’a pas fonctionné. Riez sardoniquement devant les commentaires qui laissent entrevoir un désastre : « Ma console n’a plus jamais fonctionné par la suite », « Je l’ai emmenée au magasin et quand ils m’ont remis le jeu récupéré, la console ne fonctionnait plus », « J’ai récupéré le jeu mais il ne fonctionne plus » et autres turpitudes. Demandez-vous s’il ne serait pas préférable d’aller vous couler un bain pour lire, ou s’il ne vaudrait pas plutôt aller vous coucher pour commencer dès le lendemain matin à trimballer votre machine défectueuse dans les magasins susceptibles de vous aider. Ragez intérieurement que votre garantie soit terminée depuis à peine un mois, et riez plus sardoniquement encore pour savourez l’ironie du sort ou la conspiration des constructeurs de machins qui parviennent si souvent à faire casser leurs engins si peu de temps après l’expiration de la garantie.

Retournez à l’ordinateur après une demie heure passée à appuyez sur le bouton « Eject » à toutes les deux secondes. Espérez – à tort – que votre belle n’ait pas été réveillée par votre mésaventure et souhaitez – en vain – que votre ami non-constipé ait eu une raison x de s’extirper du lit et ainsi de prendre votre courriel sur son fabuleux IPhone. Soupirez quelques bons coups et entreprenez de trouver des vidéos offrant des solutions à votre problème. Réjouissez-vous d’en trouver une tonne, et commencez à les regarder un après l’autre. Appliquez, sans aucun succès, les solutions offertes et ragez qu’aucune ne semble fonctionner ni même s’appliquer à votre cas. Finissez par abandonner tout espoir pour la nuit, et changez-vous les idées en jouant à un vieux jeu à l’ordinateur; écrasez une larme en vous imaginant jouant à ce jeu au demeurant très plaisant pour les semaines et les mois à venir.

À votre réveil, réjouissez-vous d’avoir un courriel de votre ami l’invitant à l’appeler le plus tôt possible, mais maudissez-vous intérieurement en apprenant que vous avez tenu votre amoureuse réveillée avec vos efforts inutiles et paniqués durant une paire d’heures. Prenez le temps de faire autre chose, tâchez de vous convaincre que les choses sont moins dramatiques qu’elles n’y paraissent et que quelques semaines ou mois sans votre PS3 pourront tout de même être utiles et palpitantes. Repoussez l’appel à votre ami pour vous permettre de vous sustenter et payez-vous-même le luxe de passer du temps à l’ordinateur, cet ancien ami que vous abandonnez plus souvent depuis l’achat de votre fameuse console.

Revenez à vos moutons en un éclair et sortez la boîte de la console, puis trouvez le livret d’instructions. Parcourez-le et constatez que l’on y offre une solution pour votre problème, mais que celle-ci comme les autres trouvées sur Internet ne fonctionne pas. Refaites quelques tests sans succès, puis résignez-vous à appeler votre ami. Faites-lui confiance et essayez, en vain, de ne pas croire que son optimisme à trouver une solution n’a d’égal que votre résignation à devoir bientôt ramener la console au magasin.

Passez un long moment à discuter avec lui. Écoutez-le écouter les mêmes vidéos que vous sur Internet, puis suivez ses instructions. Combattez le désir d’abandonner les essais pour vous consacrer à votre vieux jeu d’ordinateur, à la lecture ou au tricot, puis étonnez-vous d’entendre l’ahurissement de votre ami devant votre console qui refuse de coopérer. Contrairement à lui, croyez que tout est normal sous prétexte que quand quelque chose cloche dans votre vie, peu importe que cela défie la logique. Continuez néanmoins à discuter avec lui, transporté par son propre optimisme face à la situation. Étonnez-vous que sa propre PS3 possède ce fameux bouton « Arrêt » à l’arrière, et assurez-vous en vous disant que vous avez probablement acheté la seule au monde à qui il manque cet important détail.

Après maintes et maintes tentatives, soyez bouche bée devant l’idée géniale de votre ami de remplacer le bouton manquant par le fil de branchement de la console. Suivez ses directives, puis étonnez-vous au plus haut point d’entendre votre PS3 émettre un « bruit d’avion » d’une dizaine de secondes, celui-là même décrit par tous les internautes ayant eu la chance de posséder ce fameux bouton qui vous faisait tant défaut. Imaginez que votre jeu est à quelques secondes d’enfin sortir de la console, puis serrez les dents en constatant que vous essuyez un nouveau refus. Ne perdez toutefois pas espoir et refaites cette méthode à quelques reprises.

Argumentez que vous n’êtes pas un parfait idiot lorsque votre ami émet un premier doute : « Et si tu n’avais pas mis le jeu…? » Riez-vous de sa suggestion, mais par précaution, ouvrez le boîtier du jeu. Constatez avec joie que le jeu ne s’y trouve pas; vous auriez vraiment eu l’air d’un parfait idiot! Continuez de débattre avec votre ami. Argumentez tout spécialement, en lâchant quelques jurons, que « où veux-tu que je l’aie mis, ce foutu jeu?!? ». Sans l’avouer à votre ami, étendez-vous sur le sol pour regarder sous le meuble, au cas où… Relevez-vous, rassuré de n’avoir rien trouvé. Puis, au moment où vous observez les alentours de votre PS3 tout en répétant à votre ami que vous ne l’avez « certainement pas mis dans la Wii! » (l’ingrédient secret), appuyez sur le bouton « Eject » de la Wii, tout en sachant que vous prenez grand soin de ne JAMAIS y laisser un jeu – sinon celle-ci refuse de fonctionner lorsque vous souhaitez l’utiliser.

Laissez tomber votre menton sur le plancher en voyant votre jeu de PS3 être éjecté de la Wii. Sentez un vent de panique, parfumé de ridicule, souffler sur vous. Constatez que votre ami a entendu votre jeu, ou compris votre abasourdissement, et qu’il est désormais en train de rire de vous et de vous promettre de propager la bonne nouvelle de votre parfaite idiotie de par le monde. Hésitez entre être heureux de la tournure des choses puisque cela vous évitera de devoir retourner la console au magasin, ou être malheureux que toute cette scène ait été causée par votre propre étourderie. Choisissez la deuxième option, puis assurez votre ami qu’il se trouvera certainement de bonnes âmes pour avoir pitié de vous. Remerciez-le en vous félicitant qu’il ne vous voit pas rougi par la honte. Raccrochez, et souhaitez du plus profond de votre coeur ne point trop revivre de pareils instants. Pincez-vous pour constater avec effroi que vous n’avez pas rêvé. Intérieurement, bottez-vous le derrière. Encore. Encore. Et encore.

Et encore…

Eh oui…

À toutes les toasts!

Publié dans Divers le octobre 18th, 2010

Un spécial 2 pour 1 cette fois puisque j’y inclus le match de vendredi contre les Sabres (quoiqu’en pense Benoît) et celui de samedi face aux Sénateurs. Un Top 9 du pire et du encore pire de Brunet, avec en prime une 10e position attribuée à Lars Eller pour ceux qui comprennent l’anglais, l’histoire ne disant pas si le danois fait partie de cette catégorie… Alors sans plus tarder:

#10 – “I think that I think…”

Même Stéphane Richer n’aurait pu faire mieux! – Matt Ouellett-Boucher

#9 – “je pense que la randelle a touché le bâton de Connelly”

Depuis quand on ne joue plus avec une rOndelle? – Matt Ouellett-Boucher

#8 – “Spacek a caffé”

Comme Gaston LaCaffe? – Matt Ouellett-Boucher

#7 – “les Sables”

Encore? Et est-ce qu’ils s’enlisent autant que toi dans la langue française? – Matt Ouellett-Boucher

#6 – “les Black Eyes Pea” (pour Black Eyed Peas)

Pauvre Benoît: même l’anglais ne lui réussit pas! – Matt Ouellett-Boucher

#5 – “il sait que son tir est son angle de prédilection”

J’espère qu’il sait au moins à combien de degrés… – Matt Ouellett-Boucher

#4 – “c’est un très bon spectacle ce soir pour les gens dans la salle qui nous écoutent”

Ah! c’est pour ça que les billets sont si chers! On pogne RDS sur notre siège! – Matt Ouellett-Boucher

#3 – “Karlsson s’est en venu tranquillement au ralenti”

Ça c’est long longtemps! – Matt Ouellett-Boucher

#2 – “Alfredsson a tenté de le placer en échec”

Avec sa reine? (dans le palais des courants d’air) - Matt Ouellett-Boucher

Et le TOP du TOP, celui qui est devenu un classique instantané, je l’ai rie pendant tout le match:

#1 – “on l’utilise à toutes les TOASTS”

Ça doit être un gars qui a du pain sur la planche! - Matt Ouellett-Boucher

Les étoiles du match

Publié dans Divers le octobre 14th, 2010

Le Canadien de Montréal a pris la décision de laisser les fans choisir les 3 étoiles du match, ce qui risque de donner lieu à quelques absurdités. Néanmoins, désirant faire comme la très-Sainte-Flanelle, je m’inspirerai donc du CH afin de pondre dans la mesure du possible des étoiles de mon crû, à savoir les meilleurs commentaires du match de notre superstar de la langue française Benoît Brunet!

Allons-y donc tout de suite avec le match d’ouverture local, et un Top 7 des prouesses verbales de l’ancien numéro 22 du Tricolore.

#7 – “à partir d’à pre pre rien”

En effet, ça ne “pre” pas grand chose! – Matt Ouellett-Boucher

#6 – “ça se poursit pour lui”

Je ne me souviens plus, c’est du verbe poursiter ou bien poursitre? – Matt Ouellett-Boucher

#5 – “derrière le gardien DU but”

Ah bon, il garde celui-là plus qu’un autre? – Matt Ouellett-Boucher

#4 – “Halpern a marqué un gros but, le premier but du match” (NB: C’est Maxim Lapierre qui a marqué ce but)

Deux droitiers, le numéro 15 et le numéro 40, c’est vrai que ça se ressemble… – Matt Ouellett-Boucher

#3 – “dans sa façion de travailler”

Oui, elle est aussi douteuse que la tienne! - Matt Ouellett-Boucher

#2 – “St-Louis va être chassé pour le petit coup du crochet”

Ah bon, j’espère que Peter Pan n’a pas eu trop mal… – Matt Ouellett-Boucher

#1 – “t’avais une situation pratiquement deux contre homme”

Euh… fantasme, Ben? – Matt Ouellett-Boucher

Il s’appelait Chad

Publié dans Divers le septembre 23rd, 2010

Je ne pourrais pas prétendre qu’il était mon ami, tout comme il me serait difficile d’affirmer que je ne connaissais rien de lui. Mais quand on connaît quelqu’un depuis près de six ans, il faut quelque part admettre qu’il fait un peu – même infimement – partie de notre vie. Connaître est d’ailleurs un grand mot, disons plutôt que je le côtoyais… sans réellement le côtoyer. Il faut dire que je ne l’ai jamais rencontré ailleurs que sur le web. Chad faisait partie de la même ligue virtuelle de baseball que moi depuis plusieurs années. Il y était même depuis les tous débuts alors que j’ai rejoint la ligue en cours de route pour en devenir plus tard le commissaire. J’ignore comment on peut appeler ce genre de relation. Nous n’étions ni collègues, ni intimes, ni voisins (il habitait le Nebraska), seulement des joueurs en-ligne dans une ligue de simulation.

Chad est mort lundi soir. Il avait 35 ans. C’est son père qui nous a appris la nouvelle sur le site. Il n’a pas dit comment c’est arrivé, sinon que c’était tout à fait inattendu. Tu parles, à 35 ans, c’est le moins qu’on puisse dire.

J’ai beau pleinement réaliser que je n’ai jamais rencontré Chad, que je ne lui ai jamais parlé de vive voix, la nouvelle de sa mort me met dans un drôle d’état. Il nous arrivait d’échanger en privé, après tout j’ai longtemps été le commissaire et j’ai donc eu affaire à Chad en diverses occasions. Nous avons eu quelques désaccords au fil du temps, il a parfois été au centre de conflits, m’a déjà menacé de quitter la ligue si je n’accédais pas à ses demandes, mais il est toujours resté contre vents et marées. J’ai même longtemps senti qu’il ne m’aimait pas particulièrement, jusqu’au jour peut-être où, réalisant que j’avais exactement son âge, une sorte de légère sympathie ou plutôt de la confiance émanant de sa part à mon endroit s’est fait sentir.

Le fait semble banal à première vue. Chad est né la même année que moi, me devançant à peine de trois semaines, et carrément le lendemain (même année) qu’un de mes amis qui est aussi dans cette ligue. Nous avons donc eu 35 ans tous les trois cet été en l’espace de trois semaines. Mais voilà que Chad s’arrête en cours de route. À 35 ans. Ça laisse une drôle d’impression, un peu beaucoup désagréable. C’est mon âge pile poil. Pas de maladie (annoncée, du moins), rien. La fin, tout simplement. Au même âge que moi, ça c’est un peu dur à admettre.

Chad laisse dans le deuil outre sa femme, ses parents, un frère et une soeur, ses trois jeunes filles. Ça, je le savais déjà. Alors que je sais généralement peu de choses sur les joueurs de notre ligue, Chad avait fini par me faire part de certains faits de sa vie privée, comme la naissance récente (il y a 2 ou 3 ans si je me souviens bien) de sa troisième fille. Trois fillettes en bas âge, dorénavant privées à jamais de leur père. Ça aussi, c’est dur à admettre.

Son père nous a donné un lien à visiter concernant le décès de Chad. Quelqu’un y a mise une vidéo de plus de dix minutes sur Chad, une sorte d’adieu visuel constitué de photos de Chad en diverses circonstances. La plupart sont récentes étant donné qu’on le voit beaucoup avec ses filles. Chad n’avait pas que mon âge: il me ressemblait aussi. Sur plusieurs des photos, je pouvais constater que quelque part nous avions le même genre. Sa façon de sourire sans réellement sourire sur plusieurs des clichés aussi me ressemble.

Quand j’ai eu à envoyer un courriel à la ligue ce soir, il a fallu que j’efface Chad de mes contacts, me faisant du coup penser à ce personnage qui efface le nom d’un ami décédé dans Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain. J’ai fréquemment enlevé des contacts lorsque des joueurs quittaient ou se faisaient enlever de notre ligue, mais c’est la première fois que j’ai à effacer quelqu’un pour cette raison. Et franchement, j’espère que c’est la dernière fois.

Adieu Chad. May you rest in peace.

Les Brunetises (et autres Benoîseries)

Publié dans Divers le septembre 14th, 2009

Après un été passé à parler du Canadien sous toutes les formes, une nouvelle saison s’apprête à prendre forme. Les amateurs et amatrices se préparent à renouer avec leurs Glorieux, dont la devise bien connue est « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau ». Pour les joueurs, l’heure est au camp d’entraînement, mais pour certains, comme l’analyste Benoît Brunet, il serait peut-être tout aussi judicieux d’amorcer un sérieux entraînement. Avec Brunet, ce sont plutôt nos oreilles qui sont meurtries! À preuve, j’ai noté presqu’à toutes les rencontres la saison passée certaines des pires absurdités lancées par le remplaçant – ça me fait mal de le dire – d’Yvon Pedneault. J’y ajoute quelques commentaires personnels, mais je tiens à mentionner que chacune des citations de Brunet est, hélas, totalement authentique. Vous verrez, dans certains cas, ça ferait passer Jean Perron pour Bernard Pivot!

« Quel arrêt ironique de Tim Thomas! » (Date indéterminée)

L’art de bien commencer la saison! – Matt Ouellett-Boucher

« Tom Kostopoutos » (Date indéterminée)

« Quelle passe d’un Andreï à l’autre! » (après un but d’un Kostitsyn assisté de son frère – date indéterminée)

« avec son pied droite » (Date indéterminée)

« Kostitsyn était dans un endroit parfait, André, pour prendre un tir » (18/11/08 vs CAR)

« et Kovalev n’a aucune raison d’accrocher Gugginheim » (S. Bergenheim – 18/11/08 vs CAR)

« il a pris son rôle de leadership très au sérieux » (26/11/08 à DET)

« il tente de faire sortir le joueur de… ben, heu… de l’amphithéâtre! » (26/11/08 à DET)

« les deux sont en mini-bataille devant le vilet » (26/11/08 à DET)

Ah, le vilain petit vilet! – Matt Ouellett-Boucher

« bon travail de Kopachi » (Kopecki – 26/11/08 à DET)

« Les Hurricanes ont très bien travaillé dans leur territoire, en fond de territoire » (Date indéterminée)

« il n’y avait aucune raison pour que les Hurricanes (tirant de l’arrière 1-0 à ce moment – N.d.l.r.) ne contre-attaquent sur cette séquence » (Date indéterminée)

« une belle position de Price pour dévier le tir, même si le tir ne s’est jamais rendu à lui » (Date indéterminée)

« un double-échec, c’est le deuxième coup après la mise en échec » (Date indéterminée)

La langue française, c’est la deuxième à droite en sortant de l’ascenceur! – Matt Ouellett-Boucher

« c’est 1 à 1 après 2 » (1 à 1 après une période – Date indéterminée)

« on a vu Sergeï avec son frère Lang » (Date indéterminée)

Lang… française, mon Benoît? – Matt Ouellett-Boucher

« il essaye d’emmener la rondelle au fila » (Date indéterminée)

Une bonne rondelle d’oignon avec un fila mignon! – Matt Ouellett-Boucher

« on avait perdu notre bâton » (24/11/08 vs NYI)

« on a pris un lancer, rien de confliqué » (24/11/08 vs NYI)

C’est confliqué, cette langue-là! – Matt Ouellett-Boucher

« oui, et ici on a une excellence présence » (24/11/08 vs NYI)

Surtout toi, Benoît, surtout toi! – Matt Ouellett-Boucher

« ça n’a pas été un but de tout repos » (24/11/08 vs NYI)

J’en baillerais! – Matt Ouellett-Boucher

« et là, Higgins saute sur ses patins » (24/11/08 vs NYI)

« y’a pas beaucoup de lancers, 21 pour les Islanders, 19. » (24/11/08 vs NYI)

Aussi bon en maths qu’en français! – Matt Ouellett-Boucher

« c’est un gros bonhomme, qui n’a jamais vécu de grosses attentes » (28/11/08 à WAS)

« très beau but, très bien orchesté » (28/11/08 à WAS)

Benoît Brunet : un maestro de la langue française! – Matt Ouellett-Boucher

« 4 tirs pour le dio Bégin-Lapierre » (02/12/08 vs ATL)

Et il parle latin en plus! – Matt Ouellett-Boucher

« Markov s’est illustré à l’avant, il a déjà été un cattaquant » (02/12/08 vs ATL)

Du verbe « cattaquer » : je cattaque, tu cattaques, il cattaque… – Matt Ouellett-Boucher

« c’est difficile de donner des mises en échec quand tu n’as pas la rondelle » (02/12/08 vs ATL)

Euh… t’es sûr que tu connais le hockey, Benoît? – Matt Ouellett-Boucher

« on voit qu’il y a un changement qui s’en va au banc » (02/12/08 vs ATL)

Oui : c’est le changement de vitesse! – Matt Ouellett-Boucher

« c’est un gars qui est extêrment solide » (02/12/08 vs ATL)

Un commtaire extêrment… extêrment! – Matt Ouellett-Boucher

« il a raté une rondelle béante! » (Don de Maurice Bentamy – Date indéterminée)

On vous rappelle que béante signifie : qui présente une large ouverture! – Matt Ouellett-Boucher

« Mike Keenan : mon ami, mon ennemi… je le sais pas trop comment le visualiser » (09/12/08 vs CAL)

C’est comme toi : je ne sais pas si tu es un ennemi de la langue française ou si c’est elle qui n’est pas ton amie!! – Matt Ouellett-Boucher

« il a voulu digérer la rondelle » (09/12/08 vs CAL)

Burp! – Matt-Ouellett-Boucher

« oui, excellent… but… caractère » (04/12/08 vs NYR)

Excellente… analyse… boucherie – Matt Ouellett-Boucher

« c’est peut-être pas une vedette, mais moi, je crois qu’il a le potentiel de devenir une vedette » (04/12/08 vs NYR)

Je n’en dirais pas autant de toi, mon Benoît! – Matt Ouellett-Boucher

« Bégin a rentré beaucoup de matches l’an passé » (04/12/08 vs NYR)

Il les a mis dans sa petite poche arrière! – Matt Ouellett-Boucher

« c’est bien de se faire péter de plomb » (04/12/08 vs NYR)

Gâtes-toi dans ce cas-là! – Matt Ouellett-Boucher

« il avait probablement réussi son jeu en défensif » (04/12/08 vs NYR)

« vu qu’on a une égalité de 1 » (06/12/08)

« et là, la rondelle passe entre Jorges, et là, quel arrêt! » (11/12/08 vs TB)

Pauvre Josh! – Matt Ouellett-Boucher

« s’il y a deux joueurs qui s’inscrivent contre toi » (11/12/08 vs TB)

Où est-ce qu’on signe pour s’inscrire contre toi? – Matt Ouellett-Boucher

« et là, avec une avance de deux buts, Vincent va se calmer » (TB mène 2 à 1 – 11/12/08 vs TB)

Oui, il va se commander du poulet! – Matt Ouellett-Boucher

« 2 buts en supérioté numérique » (11/12/08 vs TB)

« c’est sûr et certain que là on veut être certain » (11/12/08 vs TB)

Je dirais même plus! – Matt Ouellett-Boucher

« et là, tu vas réussir ton dégagement 100% » (16/12/08 à CAR)

Et toi, quand est-ce que tu dégages de RDS? – Matt Ouellett-Boucher

« et là, Pekanetz » (Plekanec – 16/12/08 à CAR)

« c’est ceux qui payent des pieds qui payent le prix ce soir » (16/12/08 à CAR)

Combien d’orteils, donc, dans un dollar? – Matt Ouellett-Boucher

« on appelle tous les pénalités qu’on peut appeler » (16/12/08 à CAR)

Pénalité à Benoît Brunet pour non-respect de la langue! – Yvan Ponton

« c’est du bon travail de Sallinberg » (D. Seidenberg – 16/12/08 à CAR)

« Jaroslav Hélak » (18/12/08 vs PHI)

« la première unité du jus de puissance » (18/12/08 vs PHI)

Elle devrait monter son jus d’un cran! – Matt Ouellett-Boucher

« j’aime ça voir Kovalev se fâcher, et s’en prendre à Kovalev » (18/12/08 vs PHI)

Benoît Brunet : un univers! – Matt Ouellett-Boucher

« les gars, je veux me mouiller : j’enlève mes vêtements et je saute dans la piscine » (18/12/08 vs PHI)

Hélas, c’est authentique… – Matt Ouellett-Boucher

« l’aspect mental, c’est 80% mental et 20% physique » (18/12/08 vs PHI)

« Timonen va être chaché » (18/12/08 vs PHI)

Chiche! Un chacheur chachant chacher chait chacher chans chon chien! – Matt Ouellett-Boucher

« tu peux pas tout perdre cette genre de chance » (02/01/09 à NJ)

C’est pas comme la langue, hein? – Matt Ouellett-Boucher

« Lapierre joue du bon hockey offensivement, Lapierre aussi » (02/01/09 à NJ)

Comment faire de Lapierre deux coups! – Matt Ouellett-Boucher

« c’était un 3 contre 2, un mini 3 contre 2 » (02/01/09 à NJ)

Quoi, c’étaient des nains? – Matt Ouellett-Boucher

« s’il y a quelque chose qui doit te placer dans un match, c’est le jeu de puissance » (02/01/09 à NJ)

« quand t’es le gardien auxilaire » (07/01/09 à NYR)

Comme l’auxilaire du verbe avoir? – Matt Ouellett-Boucher

« 5 tirs au bout pour Chris Drury » (07/01/09 à NYR)

Au bout de la nuit? – Matt Ouellett-Boucher

« c’est un automatisque, Pierre » (08/01/09 vs TOR)

Le forgeron dans Astérisque? – Matt Ouellett-Boucher

« avec Webers sur le jeu de puissance » (Weber – 08/01/09 vs TOR)

« il a eu des mots gras pour lui » (08/01/09 vs TOR)

Comme poutine? Huile? Sardines? – Matt Ouellett-Boucher

« un très beau jeu de Lapierre, contrairement à Maxime » (10/01/09 vs WAS)

Encore : d’un Lapierre deux coups! – Matt Ouellett-Boucher

« c’était limits dans le cas de Bitz » (13/01/09 à BOS)

Benoît, tu manges trop d’Alpha-Bits! – Matt Ouellett-Boucher

« il est rendu à seulement 2 points que Robert Lang » (15/01/09 vs NSH)

QUE mieux en mieux, mon Benoît, que mieux en mieux! – Matt Ouellett-Boucher

« et Kolovalev doit se surveiller » (15/01/09 vs NSH)

Surtout s’il ne sait pas qu’il a changé de nom! – Matt Ouellett-Boucher

« tantôt, Tootoo a tenté » (15/01/09 vs NSH)

Ton thé t’a-t’il ôté ta toux? – Matt Ouellett-Boucher

« il en est question sur pas mal tous les émissions » (15/01/09 vs NSH)

Les émissions de quel… GENRE? – Matt Ouellett-Boucher

« on l’a fait débûcher » (15/01/09 vs NSH)

Ça, est-ce que c’est quand tu bûches tout de suite en partant? – Matt Ouellett-Boucher

« très bonne fin de période pour la Canadien » (15/01/09 vs NSH)

Ah oui? Quel… genre? – Matt Ouellet-Boucher

« les deux frères ont fait de l’échec avenant » (15/01/09 vs NSH)

C’est plus pratique de même! – Matt Ouellett-Boucher

« les deux joueurs Nashville sont devant le filet » (15/01/09 vs NSH)

Ah, ce sont des frères aussi? – Matt Ouellett-Boucher

« et là, tu crées une convusion » (17/01/09 à OTT)

Vous m’en voyez convus! – Matt Ouellett-Boucher

« je suis surpris de la fainéance de Spezza et Alfredzon » (17/01/09 à OTT)

Le spécial 2 pour 1! – Matt Ouellett-Boucher

« Elliott qui avait été stetaculaire » (17/01/09 à OTT)

Comme toi depuis le début, Benoît! – Matt Ouellett-Boucher

« il les a très bien zu.. Carbo les a très bien zu… très bien z’utilisés ce soir » (17/01/09 à OTT)

Très bien : la troisième fois fut la « bonne »! – Matt Ouellett-Boucher

« dans le cas d’Afredsson » (17/01/09 à OTT)

T’as le bonjour d’Afred! – Matt Ouellett-Boucher

« Kovalev garde la possession de rondelle » (20/01/09 à ATL)

Maudit mangeux! – Matt Ouellett-Boucher

« je ne dis pas que c’est le plus beau z’arrêt » (20/01/09 à ATL)

Benoît z’et ses liaisons! – Matt Ouellett-Boucher

« ça donne une belle espace » (21/01/09 à NJ)

Du genre? – Matt Ouellett-Boucher

« ils ne sont peut-être pas habitués à jouer ce temps de minutes » (21/01/09 à NJ)

Le temps n’arrange pas ton affaire, mon Benoît! – Matt Ouellett-Boucher

« un arrêt spécial de Clemenson » (21/01/09 à NJ)

Tant qu’il n’était pas ironique! – Matt Ouellett-Boucher

« il était occupé de tenter d’essayer de prendre un tir » (27/01/09 à TB)

Ça, c’est occupé rare!!! – Matt Ouellett-Boucher

« il faut d’abord que le joueur ferme la rondelle » (27/01/09 à TB)

Surtout si elle est béante! – Matt Ouellett-Boucher

« il doit regarder devant derrière lui » (27/01/09 à TB)

Surtout s’il est occupé de tenter d’essayer de prendre un tir! – Matt Ouellett-Boucher

« il a accroché Paul Rangers » (Ranger – 27/01/09 à TB)

« pas beaucoup d’espace pour Brouillon » (Bouillon – 27/01/09 à TB)

Pourtant, il est tout petit! – Matt Ouellett-Boucher

« on voit le travail de Mike Sullivan et Rick Tobik » (Tocchett – 27/01/09 à TB)

« en début de première… deuxième… troisième période » (27/01/09 à TB)

« la rondelle se retrouve su son bâton » (29/01/09 à FLO)

« excellent travail de Steve Bégin en zolneu » (zone neutre? – 29/01/09 à FLO)

« un manque de communication qui va porter au premier but des Kings » (31/01/09 vs LA)

Un manque de vocabulaire qui va porter à confusion… pardon, à convusion! – Matt Ouellett-Boucher

« pour placer Kostissyn, André Kostitsyn sur la mise au jeu » (31/01/09 vs LA)

« on voit que le Canadien a la confiance fragique » (31/01/09 vs LA)

On ne te demandera pas de dire « Supercalifragilisticexpialidocious »! – Matt Ouellett-Boucher

« et ce n’est pas le meilleur jeu de Komisarek derrière le filet : il avait amplement le temps de pédaler » (31/01/09 vs LA)

On est rendu au Tour de France? – Matt Ouellett-Boucher

« c’est le meilleur angle : il a quitté ses pieds » (31/01/09 vs LA)

A-t-il donné une raison? – Matt Ouellett-Boucher

« il a passé dans tous les époques » (31/01/09 vs LA)

« ils ont commencé tard, tôt dans le match » (31/01/09 vs LA)

Il n’en rate pas une, hein? – Matt Ouellett-Boucher

« ça tourne entour du territoire » (01/02/09 vs BOS)

« il joue son travail » (01/02/09 vs BOS)

C’est pratique que son travail soit un jeu! – Matt Ouellett-Boucher

« il a utilisé ses grands pieds » (01/02/09 vs BOS)

Ah, ils se sont réconciliés? – Matt Ouellett-Boucher

« durant tout la troisième période » (01/02/09 vs BOS)

« à Stephen Yell » (Stéphane Yelle – 01/02/09 vs BOS)

“les grands patins de Chera » (01/02/09 vs BOS)

Attention, il va manger grand-mère! – Matt Ouellett-Boucher

« il faut équilibrer les tuyaux » (trios? – 03/02/09 vs PIT)

Surtout qu’on n’en a rien que quatre! – Matt Ouellett-Boucher

« on n’a jamais baissé le rite » (03/02/09 vs PIT)

Surtout pas : un rite, c’est quelque chose de sacré! – Matt Ouellett-Boucher

« quand tu as deux exceptionnels » (06/02/09 à BUF)

Mais encore? – Matt Ouellett-Boucher

« et là, tu te retrouves avec des porces praîches » (06/02/09 à BUF)

Un P, un F : c’est fresque fareil! – Matt Ouellett-Boucher

« je pense vraiment qu’on a chargé le jeu parfait » (06/02/09 à BUF)

Chaaaaaaaaarge! – Matt Ouellett-Boucher

« il faut jouer un mats simple » (09/02/08 à CAL)

Comme Naslund : ça, c’était un Mats simple! – Matt Ouellett-Boucher

« c’est jouer pour le feu avec rien » (09/02/08 à CAL)

Attention : tu vas te faire poursuivre par Jean Perron!! – Matt Ouellett-Boucher

« un petit erreur » (11/02/09 à EDM)

Quel… genre? – Matt Ouellett-Boucher

« c’qu’on s’doit s’dire » (11/02/09 à EDM)

Entre s’quatre s’yeux? – Matt Ouellett-Boucher

« il n’a pas été en mesure de récupérer cette deuxième chance » (11/02/09 à EDM)

« tu dois récupérer le joueur devant le filet » (13/02/09 à COL)

Benoît et le recyclage! – Matt Ouellett-Boucher

« encore une fois, encore une fois, des fois on regarde » (15/02/09 à VAN)

Peux-tu répéter? Je pense que je n’ai pas compris! – Matt Ouellett-Boucher

« c’est là qu’on est allé construire ce but » (15/02/09 à VAN)

Ce serait pourtant tellement plus simple de les marquer! – Matt Ouellett-Boucher

« si Bob Gainey peut avoir une mince espoir » (18/02/09 à WAS)

Quel GENRE d’espoir? – Matt Ouellett-Boucher

« drôle de but, mais je crois que chez le Canadien, on va tout les prendre » (18/02/09 à WAS)

Oui, même ce genre-là! – Matt Ouellett-Boucher

« Est-ce que les ossiciels vont tolérer? » (18/02/09 à WAS)

Officiel! 2 « L »! – Ron Fournier

« les partisans qui régardent les matches » (18/02/09 à WAS)

Du verbe régarder, comme dans « Nous régardons Benoît détruire la langue française! – Matt-Ouellett-Boucher

« et c’est un tir à bout portant » (de la ligne bleue… – 19/02/08 à PIT)

« Plekanec doit passer à travers Eaton » (19/02/08 à PIT)

Là, Benoît, tu lui en demandes pas mal! – Matt Ouellett-Boucher

« ce sont deux joueurs que tu ne peux pas regarder la rondelle » (19/02/08 à PIT)

Hein?!? – Matt Ouellett-Boucher

« je n’ai jamais doudé de Plekanec » (19/02/08 à PIT)

Par contre, nous avons des doutes sur ton français! – Matt Ouellett-Boucher

« c’est vraiment ces deux défenseleurs là » (19/02/08 à PIT)

Re fe le me le? – Matt Ouellett-Boucher

« un bel arrêt de Henrik sur Sedin » (24/02/09 vs VAN)

Ben nous envoie dans le néant! – Matt Ouellett-Boucher

« un cadeau du cardien » (27/02/09 à PHI)

Carde-le donc, ton cadeau! – Matt Ouellett-Boucher

« c’est une belle angle » (27/02/09 à PHI)

Encore… – Matt Ouellett-Boucher

« la rondelle était cachée sous le patin » (27/02/09 à PHI)

Elle a du se faire toute petite! – Matt Ouellett-Boucher

« la rondelle qui va s’introduire entre les jambières de Halak » (27/02/09 à PHI)

Enchanté, moi c’est Rondelle! – Matt Ouellett-Boucher

« les bâtons sont actifs sur la glace » (27/02/09 à PHI)

Oui, on pense même leur attribuer les étoiles du match! – Matt Ouellett-Boucher

« il est arrêté, pas de vitesse! » (27/02/09 à PHI)

C’est dur d’être rapide dans ce temps-là, Benoît… – Matt Ouellett-Boucher

« alors chapeau à Halak » (suite à un but en avantage numérique sur lequel Halak n’avait rien eu à faire – 28/02/09 vs SJ)

« ça va bien sur le jeu de puichance » (04/03/09 à BUF)

Chertes! – Matt Ouellett-Boucher

« pour les Sables » (04/03/09 à BUF)

Ils s’enlisent! – Matt Ouellett-Boucher

« de la part de Pacciory » (Paccioretty – 06/03/09 à ATL)

« moi j’ai bien aimé la compette… la combativité » (06/03/09 à ATL)

Aimes-tu la compette de pommes? – Matt Ouellett-Boucher

« il n’a pas donné de bouts » (06/03/09 à ATL)

Ça aurait bien été le bout! – Matt Ouellett-Boucher

« le Canadien a bien travaillé ce soir, mais il a mal travaillé » (06/03/09 à ATL)

Bravo!!! – Matt Ouellett-Boucher

« pu le match avance » (08/03/09 à DAL)

Pue on sent que c’est la fin pour Carbo? – Matt Ouellett-Boucher

« les chiffres exaques » (08/03/09 à DAL)

« ils ont très bien réperdu » (08/03/09 à DAL)

Du verbe « réperdre » : perdre encore! – Matt Ouellett-Boucher

« Bob Gainey a posé un goste » (10/03/09 vs EDM)

« à saque matche » (10/03/09 vs EDM)

« de la part de Andraye Kostitsyn » (10/03/09 vs EDM)

Le frère de Sir-Gay? – Matt Ouellett-Boucher

« ce n’est pas la première fois que Saku a de la misère à terminer ses feintes » (alors qu’il parlait de ses présences sur la glace – 10/03/09 vs EDM)

Autant que toi à faire de bonnes phrases, mon Benoît! – Matt Ouellett-Boucher

« sur la gace » (10/03/09 vs EDM)

« il a tenté de ramener la rondelle sur son beau côté » (12/03/09 vs NYI)

Oui, il est meilleur de son profil gauche! – Matt Ouellett-Boucher

« Tanguay retrouve son rite » (12/03/09 vs NYI)

Ah, les rites : ça se perd tellement! – Matt Ouellett-Boucher

« il est habitué à jeter les gants avec des minutes de la sorte » (12/03/09 vs NYI)

C’est ce qui arrive quand on se bat contre la montre… – Matt Ouellett-Boucher

« on retourne au vestiaire avec une égalité de 1 » (12/03/09 vs NYI)

Le score est donc de 1! – Matt Ouellett-Boucher

« un droité talentueux » (12/03/09 vs NYI)

« Matrin Brodeur » (14/03/09 vs NJ)

« comment le Canadien va réagé » (14/03/09 vs NJ)

Du verbe réager, 1er groupe! – Matt Ouellett-Boucher

« tu le sais que Bodeur » (14/03/09 vs NJ)

Matrin? – Matt Ouellett-Boucher

« tu dois garder le côté posisif » (14/03/09 vs NJ)

« il a égaré le record de Roy » (14/03/09 vs NJ)

Le record de victoires, il l’a donc perdu? – Matt Ouellett-Boucher

« du côté de Kerry Price » (17/03/09 vs NYR)

« Prucha, il n’a pas joué beaucoup de matches pour les Rangers en début de match » (17/03/09 vs NYR)

Ceci explique donc cela. – Matt Ouellett-Boucher

« comment se casser le rite » (17/03/09 vs NYR)

Sur la tête? – Matt Ouellett-Boucher

« un beau jeu de Kovalev qui décroche un bon tir » (17/03/09 vs NYR)

« quand il place son bastion comme ça » (17/03/09 vs NYR)

« sur ses deux buts en temps de la régulière » (17/03/09 vs NYR)

« c’est l’ajustement que Bob Gainey doit trouver la solution (19/03/09 à OTT)

Même Bob Gainey parle mieux français! – Matt Ouellett-Boucher

« il y a eu un contract entre les deux joueurs » (19/03/09 à OTT)

Ont-ils signés beaucoup? – Matt Ouellett-Boucher

« il a trop respecté la rondelle » (21/03/09 vs TOR)

Pas comme les autres qui passent leur temps à frapper dessus! – Matt Ouellett-Boucher

« un seul changement dans l’alignement : le retour de Georges L’attaque » (21/03/09 vs TOR)

L’arraquant? – Matt Ouellett-Boucher

« on est meilleurs pour récurer les rondelles » (21/03/09 vs TOR)

On les respecte à ce point-là! (21/03/09 vs TOR)

« Burke s’est amené là avec des chapeaux de roues » (21/03/09 vs TOR)

Benoît : c’est l’avocat de Jean Perron au téléphone! – Matt Ouellett-Boucher

« il a une séquence de 9 matches avec au moins un point, et pendant cette séquence, il a 8 points » (24/03/09 vs ATL)

Faut le faire! – Matt Ouellett-Boucher

« son bâton est dans les airs et il est toujours prêt à dégainer » (24/03/09 vs ATL)

Donc il joue au baseball? – Matt Ouellett-Boucher

« la rondelle n’est pas en contrôle » (24/03/09 vs ATL)

C’est sûr, elle se sait bien trop respectée! – Matt Ouellett-Boucher

« en première périoude » (24/03/09 vs ATL)

« contre les Tratchers d’Atlanta » (26/03/09 vs TB)

Margaret Tratcher? – Matt Ouellett-Boucher

« Tanguay, c’est lui, le premier but marché » (26/03/09 vs TB)

« un peu de grasse camarade » (26/03/09 vs TB)

Sois poli, Benoît! – Matt Ouellett-Boucher

« il était trou près de la ligne rouge » (28/03/09 vs BUF)

« Spacek, euh, Lydman, excusez-moi, qui sera pénalisé pour avoir brisé le bâton de Chris Higgins, euh, Sergeï Kostitsyn, excusez-moi » (28/03/09 vs BUF)

Excuse-toi pas, fais attention! – Matt Ouellett-Boucher

« et là, au banc des Sabres, on célèbre, tout le monde se donne des coups de poing » (28/03/09 vs BUF)

Je suis tellement content que je vais t’en crisser une! – Matt Ouellett-Boucher

« et là, Maxim Lapierre en a 2 buts en désavantage numérique » (on est en tir de barrage… – 28/03/09 vs BUF)

«son épaule est parfait » (31/03/09 vs CHI)

Genre? – Matt Ouellett-Boucher

« il y a certainement eu un 5 minutes pour s’être brattu » (31/03/09 vs CHI)

« cent limites sans marquer pour les Blackhawks » (31/03/09 vs CHI)

Et le but! Rrrrrrrrrrraymond Beaudoin!!! – Matt Ouellett-Boucher

« après la contre-ferpormance contre les Canucks » (31/03/09 vs CHI)

Farpait, Benoît, il est farpait, ton français! – Matt Ouellett-Boucher

« deux frois on a perdu la rondelle » (31/03/09 vs CHI)

« la passe n’était pas vraiment décernée pour Gervais » (02/04/09 à NYI)

« moi, je pense que Guillaume va y aller d’un tir » (Latendresse en tir de punition – 04/04/09 à TOR)

Élémentaire, mon cher Watson! – Matt Ouellett-Boucher

« de toute façon ou d’une autre » (04/04/09 à TOR)

Les oreilles de Jean Perron doivent lui siller! – Matt Ouellett-Boucher

« Heatley, c’est un marqueur impair » (06/04/09 vs OTT)

Il ne marque que son 25e, son 27e, son 29e, etc… – Matt Ouellett-Boucher

« avec un déficit de deux buts, ça va être très très difficile de… remonter ce déficit » (07/04/09 à NYR)

Bien vu! – Matt Ouellett-Boucher

« l’arrêt de Price peut venir important » (09/04/09 à BOS)

« Clouston a été récompensé, on va le voir l’an passé » (09/04/09 à BOS)

On a déjà hâte de voir ça! – Matt Ouellett-Boucher

« il était alerte pour sauter sur son disque » (09/04/09 à BOS)

Ça devait être Higgins, vu qu’il sautait déjà sur ses patins! – Matt Ouellett-Boucher

« Carey Price joue t’un fort match » (11/04/09 vs PIT)

« tu ne veux pas te blesser dans cette genre de situation » (11/04/09 vs PIT)

Surtout cette genre-là!!! – Matt Ouellett-Boucher

Time flies, comme on dit

Publié dans Divers le avril 25th, 2009

Je jouais au crib sur Internet tantôt quand je suis tombé sur une joueuse québécoise, ce qui est plutôt rare à cet endroit. Même si la conversation n’était pas énorme, on a échangé un peu et à un moment donné, elle a demandé mon âge. D’apprendre que j’avais 33 ans a semblé lui foutre un choc. « Je me sens si jeune », a-t’elle répliqué, avant d’avouer qu’elle avait 15 ans.

D’accord. Un autre cas de jeune qui trouve que les trentenaires sont terriblement vieux. Rien de nouveau sous le soleil, donc. Mais au lieu de prendre ça en me froissant comme la plupart des gens qui se font dire par un jeune qu’ils sont vieux, je n’ai pas trop su comment réagir et je me suis abstenu de tout commentaire à cet égard. Mais c’est maintenant que ça me rattrape, et vraiment pas de la façon que j’aurais cru.

Que l’adolescente ait trouvé qu’elle était terriblement jeune à côté de mes 33 ans n’a vraiment rien de surprenant, au fond. Et c’est très loin de me froisser, bien au contraire. Je me sens soudainement proche d’elle. C’est fou, mais c’est ça. Le raisonnement est le suivant : quand j’avais son âge, simplement évoquer l’âge de 30 ans me paraissait insensé, et je n’étais certainement pas le seul. À 15 ans, on trouve le temps tellement long qu’on a l’impression que ça fait mille ans qu’on est en vie et qu’on va à l’école. De s’imaginer qu’un jour on en aura 30, c’est comprendre et accepter qu’il faut vivre l’équivalent de ce qu’on a vécu depuis notre naissance. C’est complètement absurde! Ou enfin, ça nous apparaît comme tel. Ça a été si long de se rendre jusqu’à 15 ans, alors 30, c’est tout juste si on réalise qu’on y sera pourtant bel et bien un jour. « Dans mille ans, peut-être », qu’on doit se dire.

Oui, la fille de 15 ans était très jeune à côté de mes 33 ans. Je la comprends parfaitement d’avoir dit ça. Quand j’y repense, ils sont loin, mes quinze ans. À peine 18 ans selon ceux qui sont beaucoup plus vieux que moi, mais pour moi, c’est énorme, c’est plus que la moitié de ma vie. Et puis il faut arrêter de se raconter n’importe quoi : je ne suis absolument pas en position de clamer que « mes 15 ans, c’est comme si c’était hier ». Ça, ce serait du mensonge pur et dur, de la véritable matière à fabulation mensongère. J’ai beau avoir eu 15 ans, et ça a beau n’être que «18 ans derrière», c’est impossible pour moi de m’en rappeler avec énormément de clarté. Je me souviens de certains trucs, et d’autres m’échappent complètement. C’est à ce point-là.

Bien sûr, certaines choses ont changé. Je ne vois plus, comme à 15 ans, les gens d’un certain âge comme étant des vieux tout ce qu’il y a de plus extrêmement vieux. Mais si j’ajoute 15 années à mon âge actuel, ça donne 48 et ça me paraît aussi loin maintenant que mes 30 ans me semblaient éloignés quand j’en avais quinze. C’est tout juste si je sais maintenant que ça va passer beaucoup plus vite que je ne veux bien le croire. À 15 ans, on trouve le temps long, vraiment long. Ce n’est évidemment plus le cas aujourd’hui, mais je me souviens du feeling comme si c’était hier. Le temps passait tellement lentement que je le passais à trouver qu’il passait trop lentement. Maintenant, ce serait plutôt le contraire : le temps file tellement vite que je n’ose même pas le passer à trouver qu’il passe trop vite, sinon je vais me réveiller et avoir… 48 ans!

Adios Carlos… et merci!

Publié dans Divers le mars 26th, 2009

En fait, les remerciements s’adressent à François Létourneau et Jean-François Rivard, les auteurs (et Rivard à la réalisation) de la série Les Invincibles qui vient de se terminer ce soir. Fabuleuse série, merveilleuse même. Partout sur différents sites, des fans pleurent la fin de la série, d’autres en souhaitent fortement la suite et quelques-uns trouvent le moyen d’être sereins devant la conclusion des aventures de Carlos Fréchette et de ses amis. Je fais partie de ce dernier groupe. Malgré une tristesse évidente de ne plus avoir le privilège de suivre Les Invincibles, je ressens néanmoins une certaine sérénité face à la situation. La série de Létourneau et Rivard aura été, pour moi, le plus grand événement télévisuel des dix dernières années. Rien de moins!

Sans vouloir dévoiler ici la conclusion de l’intrigue, je marquerai toutefois ma grande satisfaction d’avoir eu droit, et de loin, à une bien meilleure finale que celle de Minuit le soir. Et contrairement à bon nombre de séries qui excellent à leurs premières saisons, les trois saisons des Invincibles n’ont jamais montré d’essoufflement. La troisième saison a atteint un niveau de qualité qui dépassait toutes mes espérances. Que les auteurs aient décidé conjointement d’y mettre fin et de s’assurer qu’il ne pourrait nullement y avoir de suite est une excellente idée. Trop souvent avons-nous vu des séries (québécoises ou américaines) traîner en longueur jusqu’à perdre l’essence même de ce qui les rendait si excellentes au départ.

Nombreux sont les moments qui passeront à l’histoire. Chacun aura ses préférés dans l’une ou l’autre des saisons. Personnellement, il y en a trop pour que je les énumère sans en oublier. À elle seule, la dernière saison a été si riche en émotions qu’elle aura contribué à rendre flou le souvenir des deux premières, ce qui ne fait qu’accroître mon désir de me procurer la série en DVD. Du tout premier épisode il y a quelques années au tout dernier de ce soir, l’ennui n’aura jamais été au rendez-vous une seule seconde.

Pas un seul des personnages n’avait les qualités pour que l’on s’attache à lui – ou à elle – et pourtant c’est exactement ce qui est arrivé au fil du temps. Je me souviens avoir détesté chacun des garçons, presque autant qu’il était permis d’haïr la fameuse Lyne-la-pas-fine. Puis, sans trop m’en rendre compte, je me suis pris d’affection pour Carlos, P-A, Steve et Rémi, jusqu’à espérer que tout s’arrange pour eux. Que je sois moi-même tombé dans le piège révèle la grande qualité de l’écriture du scénario. Car soyons franc : je suis un spectateur extrêmement difficile à contenter, et je devine trop facilement ce qui va arriver dans la majorité des séries et grand nombre de films. Mais Les Invincibles ne m’ont que très rarement permis de deviner à l’avance ce qui allait se passer. Par leur capacité continuelle à me surprendre, les auteurs méritent amplement que l’on souligne leur génie et je me joins à tous ceux qui le souhaitent pour leur lever mon chapeau. Bravo!

Je peine encore à croire que cette aventure est bel et bien terminée. J’aurai probablement besoin de me retaper le dernier épisode à quelques reprises sur le site web de Radio-Canada, question de bien m’en imprégner et de faciliter les adieux. Je doute énormément qu’on produise de la télévision d’aussi grande qualité avant un certain temps au Québec alors je tiens à pleinement savourer ce qui aura été du début à la fin une émission du plus haut niveau.

Et puis, pour terminer, je souhaiterais répondre à certains commentaires lus sur différents sites. Ils sont très minoritaires, mais pour quelques-uns, il semble que la série ait été absolument impossible à apprécier parce qu’ils ne se reconnaissaient pas dans les personnages. Ah bon? Et c’est un pré-requis? Je ne me suis pas non plus reconnu dans aucun d’entre eux au départ, n’étant ni comme Carlos, ni comme Rémi, ni comme Steve et encore moins comme P-A que je redoutais comme la peste. Mais malgré cela, j’ai embarqué à fond dans la série, et je me suis pris au jeu avec une facilité déconcertante. Il est vrai qu’au départ, je reconnaissais des gens faisant ou ayant fait partie de ma vie. Mais à la longue, l’évolution des personnages les a amenés à des endroits où il m’était impossible de nier toute ressemblance entre eux et moi. Au final, je me rends compte que la haine que je portais à chacun d’entre eux lorsque la série a débuté s’est transformée, comme les personnages eux-mêmes, et aujourd’hui je serais absolument incapable de les détester avec la même force qu’il m’arrivait de le faire lors des deux premières saisons. Ça aurait plutôt tendance à être le contraire.

Allez, adieu Phantoman, Capitaine Liberté, Magellan et Psyro! En espérant pouvoir lire vos aventures si l’équipe de la série a la bonne idée de publier la bédé « créée » par Carlos. Ce serait là faire plaisir à beaucoup, beaucoup de fans!