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	<title>Le blogue de Matt Ouellett-Boucher</title>
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	<description>Ensemble, tirons la chaîne avant que ça déborde!</description>
	<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 07:32:20 +0000</pubDate>
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		<title>Je vous ai tu parlé de mon Ford Escape?</title>
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		<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 07:32:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mattouellettboucher</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<category><![CDATA[cochonnerie]]></category>

		<category><![CDATA[Ford]]></category>

		<category><![CDATA[Publicité]]></category>

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		<description><![CDATA[Je viens à peine de terminer le visionnement d’une vidéo et j’en ai encore la mâchoire décrochée! « Imbécile » n’est pas assez fort comme mot pour qualifier cette chose, sorte de pub-fiction complètement ridicule et qui n’existe que pour ploguer le camion Ford Escape. 
Mauvais. 
Mauvais. 
Mauvais. 
Pire, même. 
Prenez votre courage à deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens à peine de terminer le visionnement d’une vidéo et j’en ai encore la mâchoire décrochée! « Imbécile » n’est pas assez fort comme mot pour qualifier cette chose, sorte de pub-fiction complètement ridicule et qui n’existe que pour ploguer le camion Ford Escape. </p>
<p>Mauvais. </p>
<p>Mauvais. </p>
<p>Mauvais. </p>
<p>Pire, même. </p>
<p>Prenez votre courage à deux mains et régalez-vous en allant visionnez la cochonnerie dont je vous parle: </p>
<p><a href="http://fr.video.canoe.tv/video/en_vedette/%C3%A3%EF%BF%BDpisode_3_-_rupture,_confidences_et_claquement_de_porte%21/2942523001">http://fr.video.canoe.tv/video/en_vedette/%C3%A3%EF%BF%BDpisode_3_-_rupture,_confidences_et_claquement_de_porte%21/2942523001</a></p>
<p>Vous verrez, le qualificatif mauvais semble trop faible pour définir le contenu de la vidéo. Sans surprise, c’est Canoe.tv qui a mis le tout sur son site. On peut déjà imaginer TVA revoyant les textes de ses téléromans pour élever le placement de produit au niveau éhonté tel que vu dans les vidéos disponibles sur le site de Canoe.tv. Car on n’en doute pas un instant : la télévision sert déjà de placement de produit. Parfois, ce n’est même pas subtil. Mais là, dans les vidéos (car il y en a déjà trois!) de Ford Escape, on ne fait surtout pas dans la subtilité! C’est gros, c’est nul, c’est archi-mauvais et ça se veut dégénératif. Ça prend les gens pour des moins qu’abrutis, tout bonnement. </p>
<p>Même les pires films étudiants que j’ai vus lors de mes études en cinéma étaient de loin supérieurs à ces vidéos promotionnelles. C’est mal tourné, mal filmé, mal écrit et hyper mal joué! Dans « l’épisode 2 » titré « Quelles vacances! », le navet déguisé en comédien n’arrive même pas à articuler correctement, et il bredouille un joli « V.U. hisse » bien senti (vengeance du comédien ou personne n’a eu le talent de remarquer ce détail au tournage?) à « Isabelle », celle qui croit par erreur avoir le premier rôle de la « série » - eh non, c’est le camion! </p>
<p>Ford pousse même l’audace jusqu’à impliquer des enfants dans leur machin d’extrême mauvais goût. Ils ne sont plus utilisés comme figurants, mais ils ont du texte et celui-ci n’est rien d’autre que de la pure promotion du genre « Maman, depuis que tu as ton Ford Escape, tu n’arrêtes pas de nous dire combien il est spacieux! » Il ne faut surtout pas avoir de conscience pour utiliser des enfants dans un dessein commercial. Oh, pas que Ford soit la seule compagnie à le faire, mais de mémoire, je ne me souviens pas qu’on ait fait répéter du texte à des enfants pour un produit qui ne les concerne pas! Qu’un enfant me vante le bonheur qu’il retire à s’amuser avec son jouet dans la publicité du jouet en question, soit! Mais qu’il argumente à propos des qualités d’un « V.U.-hisse », là franchement, on frise l’hystérie. Pourquoi pas un enfant qui nous raconterait les avantages d’utiliser le condom? Ce serait à peine plus pervers, à peine. </p>
<p>Je vous recommande particulièrement l’épisode 1 intitulé « Au voleur ! » Je pensais avoir tout vu en matière de mauvaise interprétation d’acteur, mais l’acteur qui personnifie le vendeur de Ford Escape repousse passablement les limites! J’obtenais du meilleur jeu de comédiens amateurs quand j’étais au Cégep. La réalisation n’est pas non plus de calibre, comme cette scène de rêve où Isabelle se voit en rêve : j’ai failli tomber en bas de ma chaise en la voyant se frotter, oui, oui, se frotter, contre son futur Ford Escape. C’est de la véritable publicité pornographique, rien de moins. J’ignore encore quelle scène est la plus ridicule entre celle du frottage et celle où une voix hors-champ s’élève pour répondre à une question d’Isabelle, semblable j’imagine à celle de la voix du maître dans Loft-Story, et Isabelle se trémousse sur son siège en écoutant la réponse et en gloussant quantité de « hooooon » comme la parfaite consommatrice que l’ « hooooooon » devrait tous être. </p>
<p>« Je vous montre le véhicule? »</p>
<p>« Houuuuuuuu! » </p>
<p>J’en ai les larmes aux yeux. Mais ça n’est pas que de rire, je vous le jure. </p>
<p>Mais la palme revient définitivement à l’épisode 3, judicieusement intitulé « Rupture, confidences et claquement de porte! » C’est l’exemple parfait de l’abrutissement. Dire que des gens ont été payés pour créer « ça »! Tout y pue affreusement : le jeu, le cadre, les textes, tout! La seule chose qui brille, et le gars des vues avec qui tout est toujours arrangé a été payé très cher pour que ce soit ainsi, c’est le char. On ne compte plus le nombre de plans où la caméra sort du véhicule et le filme comme si c’était une sensuelle jeune femme en petite tenue étendue sur le divan de notre salon. Déjà qu’Isabelle rêve de se frotter contre le Ford Escape dans l’épisode 1!!! D’ailleurs, la finale est toute aussi imbécile que le reste : Isabelle se rend compte que son amie a oublié de lui dire avec qui son chum l’a trompée! Ben voyons, Isabelle : avec ta Ford Escape!!! </p>
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		<title>Je (ne) m&#8217;appelle (pas) Edgar</title>
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		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 06:29:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mattouellettboucher</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<category><![CDATA[exposition]]></category>

		<category><![CDATA[passager]]></category>

		<category><![CDATA[serviette]]></category>

		<category><![CDATA[Titanic]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le 11 novembre dernier, au cinquième étage du Centre Eaton, on peut assister à « Titanic : l’exposition », de passage à Montréal après avoir été vue par plus de vingt-deux millions de visiteurs. Je l’ai personnellement appris par hasard par une journée hyper pluvieuse et moins de deux heures plus tard, à mon [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le 11 novembre dernier, au cinquième étage du Centre Eaton, on peut assister à « <strong>Titanic : l’exposition </strong>», de passage à Montréal après avoir été vue par plus de vingt-deux millions de visiteurs. Je l’ai personnellement appris par hasard par une journée hyper pluvieuse et moins de deux heures plus tard, à mon plus grand ravissement, nous étions dans la file d’attente pour acheter des billets précisément pour cette exposition. </p>
<p>Bien que l’histoire du Titanic soit extrêmement connue, une exposition à ce sujet n’est pas une chose banale. Surtout pas quand on y présente quantité d’objets ayant été depuis ramenés du fond de l’océan, autant des morceaux du navire que des objets ayant appartenus à des passagers ou à des membres d’équipage. L’exposition en soi a été fort appréciable, et je n’en ferai pas ici la critique en tant que telle. Je veux plutôt revenir sur un léger détail qui a transformé en grande partie l’expérience de la visite, du moins dans mon cas. </p>
<p>Lors de mon secondaire, pour une raison que j’ignore, il a été très souvent question du Titanic. Il me semble que c’était un sujet qui revenait à chaque année, que ce soit dans les cours d’anglais et d’histoire. Bref, j’en garde un souvenir assez précis justement parce que c’est quelque chose qui refaisait surface (sans jeu de mot…) régulièrement. Depuis, j’ai vu nombre de documentaires télévisuels sur le sujet, dont de nombreux à l’époque où le film de James Cameron a connu un succès planétaire. Sans que je me passionne pour l’histoire du Titanic, c’est néanmoins un sujet qui ne m’effraie pas et c’est donc sans difficultés que je peux continuer d’apprendre de nouvelles choses à son sujet ou même de réentendre les mêmes pour une énième fois. </p>
<p>Anticipant que l’exposition aurait un certain côté lourd par la gravité de son sujet, je me suis évidemment préparé psychologiquement autant qu’on peut le faire. Mais rien ne pouvait me préparer à ce « détail » dont j’ai parlé précédemment. Il y avait tant et tant de visiteurs qu’il fallait faire la ligne à nouveau une fois nos billets achetés. C’était en quelque sorte un embarquement. Sur le coup, j’ai trouvé le lien plutôt ordinaire. Jusqu’à ce qu’on arrive à notre embarquement. Quand j’ai entendu une question du genre « Votre sexe? », j’ai un peu tiqué. Mais la demande a pris tout son sens lorsqu’on m’a remis un billet d’embarquement qui n’était autre que la copie véritable d’un billet émis en 1912. Sur le carton, un nom : M. Edgar Samuel Andrew. Ma blonde et notre amie eurent quant à elles des billets aux noms de passagères. De vraies passagères. Et au moment de commencer la visite, on nous informe qu’à la fin de l’exposition, nous pourrons apprendre si « nous avons survécu » au naufrage. Ouch!!! </p>
<p>Le procédé est inhabituel et tout à fait efficace. Alors qu’on s’affaire encore à grimper des escalateurs, chacun lit sa carte d’embarquement et s’informe auprès de ses proches à propos de diverses informations. Quelle classe? Quel âge? Pourquoi <em>étais-tu</em> sur le Titanic? Crois-tu que tu as survécu? À ce point-là. Les gens ne se demandent pas de qui leur ami possède la carte, mais bien <em>qui il est</em>. J’étais donc Edgar Samuel Andrew, un sujet originaire d’Argentine, tout juste 18 ans, et allant assister au mariage de son frère au New-Jersey. </p>
<p>Déjà à ce stade de l’exposition – nous n’avons encore absolument rien vu! – se crée un sentiment étrange qui vient jouer sur le détachement que l’on aurait d’ordinaire à propos d’un tel événement. « Je suis untel ». Tandis que l’on se prépare à commencer la visite, on se prend au jeu à se demander comment c’était quand Edgar ou Annie (la « passagère » de ma blonde) sont montés à bord du Titanic il y a 96 ans. Je trouvais déjà le simple fait de me poser la question un peu absurde, mais la suite allait me prouver le contraire. </p>
<p>Enfin, on atteint la première salle. À l’intérieur, divers objets sont exposés et sur les murs sont affichées des photos ainsi que diverses informations. Mais ce n’est déjà plus une simple visite au musée. Devant chaque objet, on recule dans le temps. Chacun se met dans la peau de son passager. La visite prend déjà des allures de recueillement quasi funéraire. Personne n’ignore la fin du voyage. Ici, une immense réplique miniature du Titanic attire beaucoup l’attention. Là, quelques bijoux ramassés au fond de la mer fascine vieux comme jeunes. Et on se surprend à se demander quelles pouvaient être les impressions de l’individu dont le nom figure sur notre carte en parcourant le pont du gigantesque bateau, ou bien si tel bijou ou objet divers exposé devant nous ne lui a pas justement appartenu. </p>
<p>D’une salle à l’autre, l’impression étrange mais temporaire de ne plus être tout à fait soi-même va en augmentant. Bientôt, ce sont des cabines de troisième ou de première classe qui sont recréées, et systématiquement, chacun vérifie à quelle classe son passager appartenait alors. Dans mon cas, Edgar Samuel Andrew voyageait en deuxième classe. Dès que j’avais vu l’information, j’avais jugé à presque nulles ses chances de survie. Mais puisque j’ai sa carte en main, le sentiment devient rapidement personnel. Et si c’était moi qui étais embarqué à sa place, le 10 avril 1912? Une question étrange, s’il en est, mais que plusieurs se sont certainement posée. </p>
<p>Puis, c’est au tour des salles où sont exposés des objets dont on sait pour sûr à qui ils ont appartenus. Chacun retient son souffle tout en se convaincant intérieurement qu’il est pratiquement impossible d’avoir obtenu autant de preuves à propos d’objets après plus de 80 ans passés à 3 843 mètres de profondeur. Mais voici déjà quelques objets dont on peut voir un nom gravé, quelques documents dont une infime partie reste visible – ceux-ci ayant été retrouvés au fond d’une malle, ce qui explique qu’ils aient « autant » résisté. </p>
<p>C’est alors que ça m’est tombé dessus de plein fouet, sans que je ne m’y attende. </p>
<p>Une serviette. Ou quelque chose qui s&#8217;y apparente. Ayant appartenu à M. Edgar Samuel Andrew, l’homme dont le nom apparaît sur ma carte d’embarquement. Ses initiales sont brodées sur l&#8217;objet. Tant de gens ont vu cette exposition, d’autres que moi ont forcément eu une copie de la même carte. N’empêche, le sentiment est surréaliste. Je suis là à contempler une serviette qui se trouve être celle d’un individu occupant mes pensées depuis un bon moment. J’ai comme une impression de transgression. J’ai beau avoir « sa » carte, je me demande tout à coup si j’ai le droit de regarder « sa » serviette. N’est-elle pas un peu la mienne, par extension? Cette pensée est ridicule, bien entendu. Mais je n’y peux rien. Je suis, le temps de cette exposition, lié à Edgar Samuel Andrew, et à sa serviette par la même occasion. Le lien peut paraître extrêmement faible comme ça, mais il faut vraiment être sur place, et tenir dans ses mains une carte d’embarquement au nom d’un vrai passager du Titanic, pour comprendre à quel point on finit par avoir l’impression de piller une tombe. </p>
<p>Pétrifié par une serviette. Faut le faire. Et pourtant, c’est ce qui m’arrive pendant de longues minutes. Je reste transi devant elle, bizarrement convaincu d’avoir plus que tous les autres visiteurs le droit de l&#8217;observer, mais en même temps singulièrement effrayé, comme si un quelconque événement allait la faire sortir de son emplacement pour venir s’accrocher à mon bras. Suis-je ou ne suis-je pas Edgar Samuel Andrew? À ce moment précis de la visite, c’est une question à laquelle je n’arrive plus à répondre. </p>
<p>Derrière moi, sur un mur, une immense plaque sur laquelle 2228 noms sont inscrits attire l’attention de tout le monde dans la salle. On peut y lire les noms des survivants et des disparus selon les classes. Les visiteurs sont hypnotisés par cette plaque autant que je puis l’être par la serviette, et tous cherchent le nom de « leur » passager. </p>
<p>Je n’en ai plus besoin. Tout près de l&#8217;accessoire qui me terrifie tant, je peux lire de l’information au sujet d’Edgar Samuel Andrew. Une partie de celle-ci était déjà sur ma carte d’embarquement, mais en bonus, on me vend le « punch » de sa mort. Du coup, j’en oublie aussitôt l&#8217;objet. Mon cœur se serre : Edgar est mort! Pour moi, ce n’est pas vraiment une surprise : j’anticipais la chose. Mais de l’apprendre là, et surtout, d’une façon qui n’est pas comme les autres, via la plaque commémorative, ça me fait un drôle d’effet. J’ignore les détails précis de sa mort, j’ignore si Edgar « sait » que je pense à lui disparu 96 ans auparavant, mais je vis un moment d’une étrange facture. Avoir été croyant, j’aurais sans doute prié sans raison précise, mais voilà, je ne le suis pas, sans doute contrairement à Edgar. Je suis d’une autre époque et d’un autre monde que le sien, je ne l’ai jamais connu mais je sens déjà que quelque chose nous rattachera à jamais. Au-delà de cette fichue serviette, et d’une lettre qu’il a envoyé à un ami 2 jours avant l’embarquement qui allait sceller son destin, une simple carte d’embarquement me donne l’impression à tout jamais d’avoir, d’une certaine façon, connu de façon faussement intime un passager du Titanic. </p>
<p>Un site web consacré au Titanic et qui tient une biographie des passagers publie la lettre que nous avons pu lire à l’exposition. Je vous la recopie ici, en anglais car c’est de cette façon qu’elle a le plus d’impact. En guise de conclusion, je cède donc la parole au vrai Edgar Samuel Andrew : </p>
<p><em>You figure Josey I had to leave on the 17th this (month) aboard the &#8220;Oceanic&#8221;, but due to the coal strike that steamer cannot depart, so I have to go one week earlier on board the &#8220;Titanic&#8221;. It really seems unbelievable that I have to leave a few days before your arrival, but there&#8217;s no help for it, I&#8217;ve got to go. You figure, Josey, I am boarding the greatest steamship in the world, but I don&#8217;t really feel proud of it at all, right now I wish the &#8216;Titanic&#8217; were lying at the bottom of the ocean.</em></p>
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		<title>Allô j&#8217;écoute?</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 08:04:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mattouellettboucher</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<category><![CDATA[Bruits]]></category>

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		<description><![CDATA[Soirée inhabituelle pour mes oreilles. Depuis quelques heures, on dirait qu’elles sont particulièrement mises à l’épreuve. 
Je ne sais plus trop exactement dans quel ordre tout cela s’est déroulé, mais en quelques lignes, voici un bref résumé : 
-	mon ordinateur, hyper silencieux depuis un changement de power supply il y a quelques jours, a pris [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Soirée inhabituelle pour mes oreilles. Depuis quelques heures, on dirait qu’elles sont particulièrement mises à l’épreuve. </p>
<p>Je ne sais plus trop exactement dans quel ordre tout cela s’est déroulé, mais en quelques lignes, voici un bref résumé : </p>
<p>-	mon ordinateur, hyper silencieux depuis un changement de <em>power supply</em> il y a quelques jours, a pris des allures de moteur d’avion tôt en soirée. Le bruit est si fort qu’on l’entend de partout dans l’appartement, et nos interlocuteurs téléphoniques s’informent à savoir quel est ce vacarme qui leur explose dans le tuyau de l’oreille…</p>
<p>-	les <em>speakers</em> de l’ordinateur, quant à eux, semblent avoir retrouvé une force qui semblait disparue depuis longtemps. Habitué de devoir mettre le volume assez haut pour pouvoir entendre un peu, la situation est complètement renversée depuis aujourd’hui puisque le son est extrêmement bas mais ce que j’entends dans les écouteurs me brise les tympans… </p>
<p>-	Par contre, je refuse de croire que mon ouïe s’est soudainement surdéveloppée. J’en veux pour preuve la difficile conversation vocale sur MSN avec un ami, chacun parlant à l’autre à l’aide d’un micro identique. Sa voix sortait si faiblement dans mes écouteurs que la conversation était très difficile à suivre, et je devais continuellement lui demander de répéter. </p>
<p>-	Vers les onze heures du soir, alors que j’avais décidé de reposer nos oreilles en éteignant l’ordinateur, un enfant quelque part dans le bloc lançait des cris d’effroi à tout bout de champ. Le tout a duré plusieurs minutes, et il était impossible de ne pas entendre les cris du ou de la môme. L’enfant a certainement crié à 7 ou 8 reprises, des cris espacés d’une trentaine de secondes chacun… <em>Aurore, Aurore? </em></p>
<p>Avec tout ça, le plus étonnant reste encore que je n’entends absolument pas la circulation à l’extérieur. Oh, les murs et le plancher tremblent bien quand passe un poids lourd sur le boulevard, mais je n’entends ni les véhicules qui passent ni les idiots qui mettent leur musique au maximum à trois heures du matin. Alors, ou je suis en train de devenir sourd d’une seule oreille, ou bien c’est une soirée vraiment étrange… </p>
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		<title>Une jambe à l&#8217;est, une jambe au nord</title>
		<link>http://mattouellettboucher.quebecblogue.com/2008/10/24/une-jambe-a-lest-une-jambe-au-nord/</link>
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		<pubDate>Fri, 24 Oct 2008 05:42:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mattouellettboucher</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<category><![CDATA[IKEA]]></category>

		<category><![CDATA[mésaventure]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est apparemment la géographie selon IKEA. Ou bien leur méthode empruntée au Cirque du Soleil pour arriver à monter leurs meubles suédois livrés à domicile par – eh oui, des suédois. J’en ai encore le fondement qui s’en ressent. L’aventure n’est d’ailleurs pas terminée. Au moment d’écrire ces lignes, notre bibliothèque IKEA repose, incomplète, sur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est apparemment la géographie selon IKEA. Ou bien leur méthode empruntée au Cirque du Soleil pour arriver à monter leurs meubles suédois livrés à domicile par – eh oui, des suédois. J’en ai encore le fondement qui s’en ressent. L’aventure n’est d’ailleurs pas terminée. Au moment d’écrire ces lignes, notre bibliothèque IKEA repose, incomplète, sur le plancher de la pièce où nous voulons l’installer. Et elle y sera au minimum jusqu’à demain, ou jusqu&#8217;à ce que j’ai récupéré du numéro de contorsionniste dont je me souviendrai longtemps. </p>
<p>Voici le topo : la pièce où nous souhaitons installer la fameuse bibliothèque est une deuxième chambre qui contient également le tandem laveuse/sécheuse. En attendant de nous procurer la dite bibliothèque – et franchement, IKEA n’était pas notre premier choix, mais le seul magasin qui semble encore vendre de tels meublres – la pièce contenait aussi la quarantaine de boîtes remplies de livres que nous ne pouvions pas encore vider faute de place. </p>
<p>Afin de transformer en semblant de bibliothèque cet amas de pièces détachées typique de l’entreprise suédoise, nous avons bien sûr suivi leurs instructions, toujours composées uniquement de dessins plus ou moins compréhensibles. Ma blonde étant meilleure que moi pour déchiffrer l’art abstrait suédois, ce fut elle qui prit en charge le précieux document ainsi que les rares accessoires devant nous permettre d’assembler cette chose en moins de temps qu’il n’en faut à l’économie mondiale pour s’effondrer. De mon côté, je prenais mon rôle d’homme fort à cœur, me concentrant principalement à éviter de casser quoi que ce soit et de démontrer mon exaspération profonde envers tout ce qui concerne les ikéabêtises un peu trop explicitement. </p>
<p>Évidemment, nous avons suivi les instructions à la lettre. Et évidemment, tout ne s’est pas déroulé comme prévu. </p>
<p>Nous aurions du sortir de la chambre toute les boîtes afin de dégager le territoire et ainsi avoir les coudées franches pour mieux travailler, mais il n’en fut rien. Ma blonde, que je taquine souvent pour son piètre jugement de l’espace, a une fois de plus légèrement mal anticipé l’espace dont nous aurions véritablement besoin, se contentant de dire que, puisque la plus grande des planches de la bibliothèque semblait tout à fait entrer dans l’espace déjà restreint où nous allions monter le meuble, il n’était pas nécessaire de se donner une marge de manœuvre en transportant les boîtes encombrantes dans un autre endroit. Mais elle n’est pas la seule à blâmer : mon cas est pire, puisque connaissant sa relation avec l’espace, je n’ai pas insisté comme j’aurais du le faire. Je me serais ainsi évité une scène qui restera à jamais mémorable. </p>
<p>Bien entendu, IKEA recommandait d’assembler la bibliothèque en « couchant » les planches sur le sol pour ensuite la relever et l’installer contre un mur. La chose nous paraissant logique, c’est ainsi que nous avons suivi les instructions à la lettre. Tout fonctionnait parfaitement ou à peu près. Nous progressions assez bien malgré la chaleur et les efforts un peu intenses demandés à nos jambes et dos. Comme je n’ai pas l’habitude de ce genre de travaux, j’avais les jambes prises de tremblements au bout d’une paire d’heures. La table était donc mise pour la catastrophe que personne n’aurait pu anticiper, hormis peut-être le petit farceur suédois qui imagine ces foutus meubles et que tellement de gens considèrent comme un génie. </p>
<p>Puisque la laveuse et la sécheuse étaient sur un mur et que les boîtes en longeaient un autre, l’aire dans laquelle nous avions commencé à assembler la bibliothèque était maintenant entièrement couverte par celle-ci. Nous pouvions encore nous déplacer, mais à condition de poser les pieds dans les « trous » qui serviront à placer des livres. C’était loin d’être l’idéal. Il restait tout juste quelques pouces d’espace dans un coin de la pièce. Et comme par hasard, c’était précisément le coin où nous devions maintenant visser l’un des panneaux extérieurs de la bibliothèque à l’aide d’un petit machin-truc suédois. En tant qu’homme fort, la tâche me revenait évidemment. Je me suis donc installé comme à l’habitude, accroupi au-dessus du trou dans lequel je devais insérer la première de deux vis. Lorsque j’en ai eu terminé avec la première, je me suis attaqué à la seconde vis, laquelle devait entrer dans un trou situé si près du plancher qu’il était impossible de la visser avec le machin-truc sans rester bloqué par le plancher. </p>
<p>Au début, nous avions contourné le problème en levant simplement la bibliothèque de façon à me permettre de compléter le boulot. Mais cette fois, puisque la construction de la cocho… pardon, de la bibliothèque IKÉA était très avancée, celle-ci était beaucoup trop lourde pour que nous puissions procéder de la même manière. Une décision fut prise de placer quelques livres sous un des pans de la bibliothèque, ce qui m’assurerait de pouvoir visser à mon aise. Mais comme le trou demeurait très bas, ma position accroupie n’était pas idéale, ce qui m’incita à m’asseoir. <em>The rest is history</em>, comme ils disent. </p>
<p>Une fois assis, je me suis arrangé pour me placer de façon à ne pas me nuire car j’étais installé dans un endroit extrêmement restreint. J’ai fait la job de vissage avec difficulté, le machin-truc me rentrant dans la peau, mais le pire, c’était qu’avec les efforts accumulés, j’étais pris de crampes dans la jambe droite. Ainsi installé, une jambe pointant vers l’est et une autre vers le nord, je me suis grouillé de visser afin de quitter cette position inconfortable au plus vite. Ha ha. </p>
<p>Au cours des minutes suivantes, je me suis efforcé de trouver une façon de me sortir de cette fâcheuse position. J’essayai d’abord de plier mes jambes allongées, mais celle de droite était prise de puissantes crampes dès lors même que je la pliais un tant soit peu. Je pouvais plier la jambe gauche beaucoup plus facilement, alors je crus qu’il serait facile de la passer par-dessus la bibliothèque. Il n’en fut rien : les panneaux contre lesquels je me trouvais collé étaient beaucoup trop haut pour que je fournisse cet effort digne d’un acrobate de cirque. J’ai ensuite demandé à ma blonde de me donner la main pour que je puisse m’extirper de là, mais elle en fut incapable car ma force dépasse de loin la sienne et elle n’arrivait pas à prendre suffisamment appui pour éviter de chuter vers moi. Il me restait à prendre moi-même appui avec mes mains et mes bras pour m’élever au-dessus du meuble qui me coinçait tout contre deux murs, mais j’essuyai là-aussi un échec retentissant. C’est que dans le coin où je me trouvais, je ne pouvais prendre appui absolument nulle part. </p>
<p>La situation n’avait rien de comique, du moins pour moi. Il était totalement impossible de bouger la bibliothèque car celle-ci était accotée contre la laveuse et la sécheuse d’un côté, contre les boîtes de livres d’un autre, et contre mes jambes déjà écrasées contre les deux autres murs des deux autres côtés. Je commençais à trouver le tout extrêmement pénible. C’est que, personnellement, je ne suis pas du type élastique, et le fait d’avoir les jambes arquées dans un angle de 90 degrés ne m’était pas particulièrement agréable. Du coup, je me suis mis à paniquer et à urger ma blonde de trouver une solution, tandis que de son côté, elle a compris que j’étais <em>réellement</em> incapable de sortir de là et elle s’est mise à trouver tout ça très drôle! </p>
<p>Évidemment, la seule solution, celle que j’avais pressentie dès le départ, était d’enlever suffisamment de boîtes de livres pour pouvoir pousser la bibliothèque et ainsi me donner assez d’espace pour manœuvrer ma sortie de ce coin infernal. Mais tout continuait de concorder pour que je reste là encore un peu. D’abord, ma blonde qui était à bout de forces et qui aurait peiné à soulever un peigne à cheveux devait maintenant soulever un beau paquet de boîtes. Pire encore : comme c’était elle qui avait organisé la mise en boîte des livres à l’ancien appartement, son manque de jugement sur l’espace lui avait chuchoté à l’oreille que, puisque les boîtes étaient relativement petites (ou moyennes, au pire), même pleines, elles ne seraient pas lourdes. J’avais eu beau argumenter à l’époque comme quoi il ne suffisait pas de lever une boîte sur place pendant 3 secondes pour juger de son poids et qu’on les trouveraient inévitablement lourdes le jour du déménagement, il a fallu attendre au jour J pour qu’elle constate par elle-même la lourdeur des boîtes pourtant si « petites ». Que voulez-vous : il y en a pour qui une tonne de briques sera toujours plus lourd qu’une tonne de plumes… </p>
<p>Mais bon, tout en repensant à tout cela, et tout en regardant ma blonde sortir avec grand peine les encombrantes boîtes, se rajoutait un autre côté extrêmement désagréable : l’entendre pouffer de rire à tout bout de champ à propos de la situation ridiculement absurde dans laquelle je me trouvais. Oh, certes, avoir été dans une position autre, j’aurais ri moi aussi du gars coincé contre deux murs avec les jambes en complet désaccord, mais là, j’étais celui-là, et je ne trouvais pas ça drôle du tout. Ma blonde avait beau s’excuser à chaque rire, elle était au bord du fou rire, et moi au bord de la crise de nerfs. Je craignais qu’il arrive une quelconque catastrophe supplémentaire, du genre qu’elle se torde le pied ou un truc du genre, et qui m’aurait forcé à endurer mon sort durant quelques heures encore, et tout ça faisait que je n’avais que plus hâte au moment où enfin, on pourrait bouger un peu cette bibliothèque gigantesque qui m’empêchait d’occuper une position normale. </p>
<p>J’ai finalement pu être extirpé de cette ridicule situation sans l’aide des pompiers ou celle, plus providentielle, d’un fou désaxé armé d’une haché qui aurait démantelé la bibliothèque en bavant quelques sacres bien sentis contre tout ce qui résulte du « génie » suédois, mais ce sera pour la prochaine fois qu’on aura à assembler un quelconque produit IKÉA. Et bien que ça fasse maintenant quelques heures que ce cauchemar soit terminé, je sens encore de la douleur dans toute la région de l’aine, ça « tire » encore comme si j’étais encore coincé comme je l’étais alors. D’ailleurs, j’ai l’impression que tout n’est pas comme avant. J’en viens même à avoir l’impression que mon anus a été déplacé quelque part sur mes cuisses ou mes hanches. J’exagère, vous pensez? Je ne peux pas faire autrement : depuis tantôt, quand j’ai des gaz, ils me sortent du dos! J’imagine que c’est comme ça qu’ils se sentent, les meubles IKEA… </p>
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		<title>Peur bleue en taxi</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Oct 2008 07:45:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mattouellettboucher</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Quelle journée de fous! La soirée, plus particulièrement, a atteint son paroxysme vers 1 heure du matin. C’était journée d’inventaire à la job de ma blonde, et le gentil garçon que je suis avait accepté d’aller donner un coup de main aux pauvres quatre (c’est peu pour un tel travail) qui devaient passer la journée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quelle journée de fous! La soirée, plus particulièrement, a atteint son paroxysme vers 1 heure du matin. C’était journée d’inventaire à la job de ma blonde, et le gentil garçon que je suis avait accepté d’aller donner un coup de main aux pauvres quatre (c’est peu pour un tel travail) qui devaient passer la journée entière au magasin, entre clients et comptage de stock, de tôt le matin à tard le soir – pour ne pas dire la nuit. </p>
<p>Je vous épargne sur les sept heures consécutives passées à l’ordinateur à rentrer la saisie de données. Zéro pause. 200 millilitres d’eau. 1 tout petit morceau de chocolat. Et des chiffres, des milliers de chiffres. Je risque de passer la nuit à rêver à tous ces numéros de référence qui me sont passés devant les yeux. Quoique ce serait tout de même plus agréable que ce à quoi je crains réellement de rêver au cours des prochaines heures : le fou de la rue Sherbrooke. </p>
<p>On est sortis du magasin vers une heure du matin. Par chance, il y avait deux taxis de disponibles au coin de la rue, et toujours par chance, le chauffeur était des plus agréables, conversant joyeusement et sympathiquement. Jusqu’à ce qu’un phénomène se mette à le klaxonner derrière nous. La rue Sherbrooke est large, très large : 3 vois, certaines autoroutes n’en ont pas autant. Nous étions dans celle de gauche, et l’énergumène dont je cause était derrière nous dans celle du centre. Malgré tout, il semblait frustré d’on ne sait quoi, et s’est aussitôt mis à être agressif au volant. Au bout d’un moment, il s’est mis à notre hauteur – toujours au centre – et a jeté dans notre taxi un regard à faire froid dans le dos. Sur le coup, j’ai eu l’impression qu’il allait sortir une arme et ouvrir le feu sur nous. La conversation s’est arrêtée nette dans le taxi. Je crois bien que je n’ai pas été le seul à être sous cette impression désagréable. D’ailleurs, ma blonde m’a avoué avoir eu les mêmes pensées à peine quelques instants après. </p>
<p>Comme il était tard, je me suis dit que l’homme frustré nous dépasserait rapidement et s’empresserait de disparaître de notre champ de vision. Mais il n’en a absolument rien été. Sa Jetta noire (je crois bien que c’était la marque et la couleur de son véhicule) n’a pas quitté le sillage de notre taxi un seul instant. Plutôt que de prendre les devants, l’homme s’est mis à nous suivre de très près, et chaque fois que je risquais un regard dans sa direction, je prenais un max de frissons dans le dos. Une vraie gueule de tueur. Encore là, ma blonde a tenu les mêmes propos peu après qu’ils aient traversé mon esprit. Sans compter que le chauffeur de taxi semblait tout aussi nerveux que nous pouvions l’être. Je le voyais qui jetait sans cesse des regards dans son rétroviseur en direction de l’auto suspecte et sa nervosité était palpable. C’est que je n’exagère pas en racontant la mine singulière de l’homme à la voiture noire : il aurait passé une entrevue pour un job chez les S.S., on l’engageait aussitôt! </p>
<p>À mon grand soulagement, notre chauffeur a très bien calculé sa manœuvre pour attendre jusqu’au dernier moment avant d’enfiler à droite sur le boulevard Pie IX. Il a tenu sa gauche sur Sherbrooke un maximum de temps, puis au dernier moment, il a ralenti presque entièrement avant de virer un peu en épingle sur Pie IX, ce qui a forcé l’inquiétant individu à continuer sa route seul vers l’ouest. À une heure plus achalandée, cela aurait été plus risqué et compliqué à réussir, mais à une heure du matin, notre chauffeur pouvait se le permettre. Malgré tout, il a continué de regarder dans le rétroviseur, le regard visiblement inquiet. Par chance, l’autre ne nous a pas suivi, du moins il n’a pas bifurqué en catastrophe pour rejoindre notre nouvel itinéraire, ce qui nous a permis de respirer un peu. </p>
<p>Voilà, j’espère que d’avoir raconté ce moment insolite fera au moins que je n’en rêverai pas cette nuit. Ce serait bien le bout du bout si une gueule de portrait robot supplantait les nombreux 28497 et autres 647644 lus, entrés et vérifiés par mes yeux épuisés pendant rien de moins que sept heures consécutives! </p>
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		<title>Le bout de la m&#8230;</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Aug 2008 03:18:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mattouellettboucher</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Monopoly]]></category>

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		<description><![CDATA[On savait qu’un concours avait lieu depuis le début de l’année dans le but de faire choisir des villes pour la nouvelle version du jeu Monopoly. Les résultats ont été annoncés cette semaine. Comme cerise sur le gâteau de l’été de merde qu’on a jusqu’ici, on pouvait difficilement trouver mieux! Montréal hérite de l’emplacement le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On savait qu’un concours avait lieu depuis le début de l’année dans le but de faire choisir des villes pour la nouvelle version du jeu <em>Monopoly</em>. Les résultats ont été annoncés cette semaine. Comme cerise sur le gâteau de l’été de merde qu’on a jusqu’ici, on pouvait difficilement trouver mieux! Montréal hérite de l’emplacement le plus cher du jeu, celui tenu dans la version originale par la case Promenade. </p>
<p>La nouvelle a semblé faire des heureux à la grandeur de la ville. Eh bien, pas moi. Si certains, comme le maire Tremblay, lèvent leur chapeau aux milliers d’internautes ayant voté pour la métropole, de mon côté ça ne me donne que le goût de vomir tout mon écœurement sans même passer Go! </p>
<p>Non mais franchement, faut le faire. Se réjouir que notre ville obtienne l’emplacement le plus cher d’un jeu dédié à la gloire du capitalisme, c’est du délire! Faut se faire soigner! Le but du jeu est d’amasser le plus d’argent possible en jouant à l’homme d’affaires, le titre même du jeu est clair : <em>monopole</em>! De belles valeurs, non? Devenir riche en écrasant la compétition, et s’assurer d’amasser tout le magot en ne laissant des miettes que pour la compétition! Le maire avait organisé un événement festif dans le Vieux-Port pour célébrer cette « victoire ». Décidemment, c’en est un qui a les priorités aux bonnes places : le Monopoly en-avant des nids de poule, c’est winner, très winner… </p>
<p>Et les « Canadians » ont de quoi être fiers : Vancouver et Toronto font aussi partie des villes qui se retrouveront sur le plateau de la version Internationale du célèbre jeu. Moins de chance pour Winnipeg, Calgary et Québec qui n’ont pas été retenues. Hon… </p>
<p>J’imagine que les ventes du jeu avaient chuté ces dernières années. Quelle famille n’a pas son jeu de Monopoly quelque part dans une garde-robe? Il fallait donc le remettre au goût du jour afin de s’assurer de rehausser les ventes un peu. Il y a bien eu quelques tentatives qui n’ont pas eu l’air de connaître beaucoup de succès, comme les versions <em>Star Wars</em>, <em>Le Seigneur des Anneaux</em> et <em>Les Simpsons</em>, et même un Monopoly Astérix pour nos cousins français. Rien qui n’assure à la compagnie de rejoindre le plus grand public possible, donc. En sortant sa version Internationale, Hasbro s’assure d’attirer l’attention des consommateurs du monde entier, puisque des villes de partout seront du nouveau jeu : Londres, Paris, Pékin, Tokyo, Barcelone, Riga (en Lettonie), Taipei (Taiwan) et Gdynia (Pologne). Bref, des dollars, des dollars et encore des dollars pour la compagnie Hasbro, et des vrais, ceux-là. </p>
<p>Les gens ont beau tous avoir une si pas deux versions du Monopoly chez eux, plusieurs vont se précipiter pour l’acheter au plus vite. Les adultes voudront redécouvrir ce jeu auquel ils n’ont pas joué depuis si longtemps, les enfants voudront l’avoir pour le simple plaisir d’avoir un nouveau jeu, et ainsi de suite. Mais quoi enfin, il n’y a rien de nouveau là-dedans! C’est le même jeu merdique, avec les mêmes règles capitalistes et les mêmes objectifs. On a seulement changé le contenant. De la poudre aux yeux sur une crotte, ça reste une crotte quand même. Enfin… </p>
<p>Le président de Tourisme Montréal, Charles Lapointe, se réjouit que le fait d’avoir le nom Montréal sous les yeux incite les joueurs de Monopoly à venir visiter la ville. Ah? Il a déjà eu le goût de visiter le Kentucky, l’Indiana ou le Connecticut en jouant au Monopoly, lui? Ça n’a jamais été mon cas, et je doute fort que ceux qui ont visité la Caroline du Nord, la Virginie ou le Vermont aient été convaincus de le faire grâce au fait que des avenues du célèbre jeu en portaient le nom. Mais bon, depuis qu’on a découvert que le ridicule ne tuait pas, certains se lâchent lousse! </p>
<p>Heureusement, certains gardent la tête froide. Ainsi, l’émission <em>Infoman</em> de Jean-René Dufort avait fait campagne en invitant les internautes à voter pour Hérouxville! Celle-ci n’a pas été retenue à ma grande déception. Par contre, l’an passé, lors de la création d’une version de Monopoly France, les français s’étaient mobilisés et avaient voté en si grand nombre pour la ville de <strong>Montcuq</strong> (authentique! C’est dans la région du Lot) que celle-ci avait terminé au premier rang! Hélas, Hasbro s’était permis de ne pas inclure Montcuq dans son jeu afin de ne pas choquer un public familial. Ah ben, c’est un des privilèges des sociétés capitalistes : ne pas respecter le vote des internautes ni même ses propres règlements! La décision de Hasbro de ne pas laisser Montcuq faire partie de sa version France du Monopoly a suscité de sévères critiques de la part des votants et des médias, à un point tel que la compagnie a annoncé la sortie d’une édition spéciale consacrée à Montcuq! Malgré tout, le maire de Montcuq parle d’injustice et  <em>Télérama</em> qualifie cette décision de « scandale » et de « parodie de démocratie participative ». </p>
<p>Apparemment, Hasbro aurait de nouveau discrètement évincé Montcuq de la version Internationale. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai très hâte de voir la réplique de Montcuq! </p>
<p>Plus d&#8217;info ici:<br />
http://television.telerama.fr/television/21753-montcuq_popularise_par_le_petit_rapporteur_entre_pas_au_monopoly.php</p>
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		<title>D&#8217;un extrême à l&#8217;autre</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jul 2008 06:38:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mattouellettboucher</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[Petit résumé des dernières semaines : la routine. La routine? Non, pas vraiment. En l’espace de deux semaines, j’ai vécu deux événements situés chacun à l’opposé absolu pour ce qui est du plaisir qu’ils m’ont valu. Le superbe et le vraiment nul. Ils ne se sont pas côtoyés, mais puisque je tardais à vous les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Petit résumé des dernières semaines : la routine. La routine? Non, pas vraiment. En l’espace de deux semaines, j’ai vécu deux événements situés chacun à l’opposé absolu pour ce qui est du plaisir qu’ils m’ont valu. Le superbe et le vraiment nul. Ils ne se sont pas côtoyés, mais puisque je tardais à vous les relater ici, j’en profite donc pour les mettre côte-à-côte. Un seul instant. Parce que dans mes souvenirs personnels, je ne tiens surtout pas à me les rappeler pour les mêmes raisons, ni en même temps. </p>
<p>La bonne, d’abord. Récemment, c’était la finale masculine de tennis au tournoi de Wimbledon. Londres, le gazon, les fraises, la pluie aussi. Ça, c’est pour le prévisible. Le reste, ce sera pour la postérité. Roger Federer, #1 mondial, affrontait son plus grand rival, l’Espagnol Rafael Nadal. Ce dernier est un excellent joueur qui n’avait alors gagné que le prestigieux tournoi de Roland-Garros, disputé sur terre battue, sa surface de prédilection. Le gazon, c’est plutôt l’affaire de Federer, invaincu au cours de ses 65 derniers matches sur cette surface, et vainqueur des cinq derniers épisodes de Wimbledon. </p>
<p>En temps normal, c’est sur le tennis féminin que ma blonde et moi trippons solidement. Réveillés tôt la veille en vue de la finale entre les sœurs Williams, on n’avait eu droit qu’à un retentissant pif-paf-pouf qui avait vu Venus torcher sa sœur Serena en moins de temps qu’il n’en faut à un président français pour changer d’épouse. Rien de bien époustouflant, ou de quoi que ce soit qui s’en approchait. Prochain arrêt : la finale hommes. </p>
<p>Ce n’est pas dans mes habitudes d’accepter de me réveiller vers 9 heures la fin de semaine, encore moins pour un match de tennis masculin. Il était près de 10 heures quand le tout s’est mis en branle. Il était 4 heures et demie quand ça s’est finalement terminé. Bon, vous connaissez le résultat, ça a fait énormément de bruit. Et avec raison! Les deux adversaires se sont disputés ce que plusieurs qualifient déjà de meilleur match de l’histoire! Ils ne charrient absolument pas : je l’ai vu, et me range au diapason de ces hurluberlus! Quoi, vous n’êtes pas d’accord? Vous n’avez pas vu le duel, ce n’est pas possible autrement! </p>
<p>Il fallait vraiment le voir pour le croire. Et il fallait également nous voir pour le croire. Moi qui d’ordinaire suis indifférent autant à Federer qu’à Nadal, en me levant ce matin-là, je me suis décidé une allergie pour le favori, provocant du même coup une sorte de sympathie pour l’Espagnol que je n’allais pas regretter! Comme prise de position, on a vu plus bénéfique pour mon couple : mon penchant soudain pour Nadal m’a valu quelques sarcasmes de ma blonde, sarcasmes qui se sont éventuellement transformés en commentaires plus cinglants au fur et mesure de la rencontre. Mais quoi, le beau Roger, je suis plus capable! Il est trop parfait, le mec : il ne rate pas un coup, ses balles atterrissent toujours sur les lignes et quand il semble dans l’eau chaude, il s’en sort toujours avec un coup… parfait! Même sa coupe de cheveux est « parfaite », et elle coûte 800 dollars! La perfection de « Fédé » - c’est pas pour rien qu’il est Suisse! – a fini par me taper sérieusement. Tandis que l’autre, le grand « Rafa », a plus pour me plaire : il est partout sur le terrain, court comme un défoncé, la coiffure défaite et les bobettes continuellement prise dans la raie, bref, tout sauf la perfection. La preuve : il est gaucher! </p>
<p>Après deux interruptions de pluie, on a atteint un point où c’était déjà le match le plus long de l’histoire du tournoi. En fin de quatrième set, Nadal avait même deux balles de match, mais le trop parfait Federer avait encore trouvé le moyen de revenir de l’arrière et avait forcé la présentation d’un set ultime. C’était trop pour moi : j’ai craqué. Oui, je l’avoue humblement, à ce moment du match, mes nerfs ont lâché. Faut dire que depuis le début de la rencontre, j’avais l’estomac noué. « Go Nadal go! », crié avec les trippes. À deux sets à zéro pour Nadal, l’émotion était à son comble. À deux partout, c’était pire : c’était insupportable. J’ai imaginé Nadal perdant le dernier set 6-1 ou 6-2 et cette injustice potentielle m’a bouleversé à un point tel que j’ai quitté le salon. Je ne voulais pas voir ça! </p>
<p>Bon, je ne l’ai peut-être pas regardé, mais je l’ai écouté de tout mon être. Installé à l’ordinateur, j’ai transformé mon corps entier en ouïe géante, et les yeux fermés, j’ai écouté Yvan Ponton me raconter le set final. Contrairement à ma peur, Nadal n’a pas été déclassé, et la manche était extrêmement serrée à chaque instant. J’ai fini par revenir au salon à 4-4, plus nerveux que jamais. Maintenant, à la peur de voir Nadal perdre s’ajoutait la peur que le match soit remis au lendemain en raison de la noirceur qui s’installait rapidement. Il fallait que ça se termine avant 9h30pm, heure de Londres. Le match a déjà atteint un niveau d’intensité jamais vu, mais ça va devenir pire encore. 5-4 Federer. Puis 5-5. 6-5 Federer. Commence à m’énerver gravement, le Nestlé du tennis. Ouf, 6-6. Mais Federer refuse de lâcher, il mène 7-6. Arghh : les nœuds, je ne les sens plus qu’à l’estomac, mais partout. Le premier qui brise l’autre va visiblement gagner. Je respire : Nadal a égalisé à 7-7. Il a besoin d’en finir au plus vite, je sens que je vais m’écrouler! De plus, on approche dangereusement de l’heure fatidique : c’est maintenant ou jamais, mon Rafa! </p>
<p>Et c’est effectivement ce qui arrive. Nadal brise Federer et prend les devants 8-7. Il doit remporter son service absolument. L’air climatisé a beau fonctionner à plein régime, je dégouline de partout. J’ai les mains moites à l’extrême et je ne cligne plus des yeux depuis bientôt dix minutes. Si Nadal perd son service, je vais pleurer comme une fillette. S’il perd le match, ce sera comme un congrès d’adolescentes regardant un membre des Backstreet Boys se faire dévorer par un ours. Et ça ne lâche pas : balle de match. Égalité. Balle de match. Égalité. Balle de match. Match!!! Nadal l’emporte, à la stupeur de Mr. Parfait qui semble aussi effondré qu’un viaduc de banlieue. Je réfrène ma joie un tantinet, car les premiers mots que ma blonde me lance sont « C’est de ta faute! ». Comme si j’y étais pour quelque chose dans la défaite de son joueur préféré! J’ai ravalé mes larmes de joie, enfin, je les ai remises à plus tard, question de me garder dans les bonnes grâces de ma douce. </p>
<p>D’autres se sont moins retenus : John McEnroe lui-même a fondu en larmes en interviewant les joueurs quelques minutes après le match! Et qui pourrait le blâmer? McEnroe a remercié les joueurs pour ce qu’il a qualifié du plus grand match auquel il a assisté. C’est pas rien : « l’ancien » meilleur match de l’histoire impliquait justement ce même McEnroe (face à Bjorn Borg en 1980). Personnellement, je ne peux qu’être d’accord. Je ne me rappelle pas avoir autant tremblé lors d’un événement sportif. Les Canadiens? Pfff : de la bière pour midinette! Les Expos? De la litière pour chat! Les Jeux Olympiques? Tiens, fume!!! </p>
<p>J’imagine mal quel événement sportif pourra détrôner ce 4h48 de 6-4, 6-4, 6-7, 6-7 et 9-7 que se sont livrés les deux meilleurs joueurs au monde. Certainement pas une Coupe Stanley, ou alors il faudrait que ça se termine en sept, avec chacun des matches allant en troisième prolongation! Et encore… </p>
<p>Bon, l’autre événement maintenant. </p>
<p>Ça se passait il y a quelques jours à peine. Tiens, le 12 exactement, car je venais tout juste de terminer le billet précédent sur ce blogue. 2h30 du matin, fatigué à l’extrême, mais bon, quand la musique du I-Pod est trop bonne, c’est dur de résister. Le son était légèrement fort, c’est d’ailleurs ce qui a fait que j’ai crû un instant que c’était pour ça que ma blonde surgissait soudainement au salon à une heure pareille. Mais lorsque j’ai enlevé les écouteurs, j’ai réalisé le pourquoi de la chose : une alarme intense sonnait dans tout le bloc! </p>
<p>Aussitôt, on se sent envahi par des sentiments qui sont moins agréables que la tarte aux pets-de-sœur du beau-père. Si ça sonne, c’est sûrement l’alarme de feu, et si c’est le cas, il faut surtout sortir! On s’est rapidement habillés tandis que je guettais par le judas si des voisins sortaient de chez eux. J’ai ouvert quand celui d’en-face est apparu. Il semblait aussi confus qu’il était permis de l’être dans ces circonstances. Deux jeunes hommes sont sortis de l’autre appartement voisin, mais personne n’arrivait d’en-haut. Entendaient-ils seulement l’alarme? Peut-être le feu était-il pris en haut, ce qui expliquait qu’ils étaient incapables de descendre? Toutes ces pensées, et bien d’autres, surgissaient en même temps, sans qu’on soit en mesure de trouver réponse à aucune d’entre elles. On a barré la porte de l’appartement, puis on a pris le parti de sortir, en attendant la suite. Personne ne nous a suivis. Était-ce parce que cette alarme sonnait souvent pour rien? La concierge a fini par sortir de son antre, l’air pas plus paniqué qu’une fourmi en vacances. Elle est montée à notre étage, a regardé un panneau électronique à côté de la porte des voisins, puis a pitonné un code quelconque qui a fait taire l’alarme avant de redescendre en disant à tout le monde de retourner se coucher. </p>
<p>C’est tout?!? Tu parles. D’abord, c’était quoi cette alarme? Mais la bonne femme a disparu dans le temps de le dire. Quelques voisins s’adressaient mutuellement des questions, à savoir notamment si cela arrivait souvent. On est rentrés chacun chez soi, comme le recommandait si fortement la cerbère de l’immeuble. Je m’attendais à voir arriver les pompiers à tout moment, ce qui fait que je suis resté debout et vêtu un bon moment encore, mais en vain. Personne n’est venu. Je n’ai pas trouvé ça rassurant, bien au contraire. Si c’était vraiment l’alarme de feu qui sonnait, pourquoi les pompiers ne sont-ils pas venus? Même si c’était une fausse alarme, ils sont tenus de venir au moins voir, non? Ou même si la concierge les a appelés pour leur affirmer que c’était une fausse alarme, comment pouvait-elle le savoir? Elle est sortie à peine 30 secondes de chez elle! Sinon, quelle autre alarme aurait pu sonner de la sorte? Antivol? Dur à croire, vu que l’immeuble est ouvert en tout temps. </p>
<p>Je veux bien croire que les camions passant sur Pie IX font vibrer l’immeuble énormément, mais là, il était 2h30 du matin. Le trafic à cette heure est beaucoup moins intense qu’en plein jour. Si donc la sonnerie pouvait être causée par des vibrations, cela sonnerait généralement le jour, ce qui n’a pas été le cas, du moins à notre connaissance. </p>
<p>Avec tout ça, on a eu beau se recoucher, le sommeil n’a pas été aisé à récupérer. Depuis, je reste un peu nerveux que la chose se reproduise à nouveau, et les questions qui sont restées sans réponse n’aident pas à me rassurer. Assez plate comme expérience, non? Vous ne m’en voudrez pas d’avoir préféré la victoire de Nadal à Wimbledon? Quoi, vous préférez la robe de chambre en satin rouge de ma concierge? Peut-être, mais elle valait tellement moins cher que la coiffure de Federer! </p>
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		<title>Miettes du Louvre</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Jul 2008 06:26:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mattouellettboucher</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

		<category><![CDATA[Louvre à Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[Présentées jusqu’à la fin octobre 2008, quelques 271 œuvres sont exposées au Musée des Beaux-Arts du Québec en provenance directe du Louvre. Déjà, on annonce plus de cent mille visiteurs. Cent mille personnes sont tombées dans le panneau. Même qu’on peut avancer le chiffre de cent mille trois personnes sans se tromper, puisque ma blonde, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Présentées jusqu’à la fin octobre 2008, quelques 271 œuvres sont exposées au Musée des Beaux-Arts du Québec en provenance directe du Louvre. Déjà, on annonce plus de cent mille visiteurs. Cent mille personnes sont tombées dans le panneau. Même qu’on peut avancer le chiffre de cent mille trois personnes sans se tromper, puisque ma blonde, notre amie Karine et moi-même avons fait le voyage pour continuer notre tournée des expositions ennuyantes de musées canadiens. </p>
<p>Et pourtant, le Louvre, hein! Je m’attendais à voir tout plein de belles choses. Pas tout le Louvre, évidemment, mais quelques morceaux choisis et dignes d’une exposition à Québec dans le cadre du 400e anniversaire de la capitale provinciale. Combien de villes en Amérique peuvent se vanter d’avoir été fondées il y a si longtemps? Il y avait là de quoi faire venir de belles pièces d’anthologie, du genre de celles dont la réputation n’est plus à faire. Hélas, c’est tout juste si, aux yeux des organisateurs, Québec valait le dérangement pour 271 pièces sorties tout droit du grenier du plus fameux musée du monde. </p>
<p>Point de tableaux de Vermeer ou de Rubens, donc. Oh, il y avait bien un Fragonard et même un Delacroix perdus au milieu de l’amoncellement de pièces sans grand intérêt. Ce ne sont pourtant pas les incontournables qui manquent au musée parisien! Mais de Delacroix, ce n’était pas <em>La Liberté guidant le peuple</em>, mais un tableau sans doute mineur dans la carrière du grand peintre. Où étaient donc Watteau, Goya, Constable ou Dürer? Au Louvre, bien sûr. </p>
<p>Ce n’est pas comme si j’exigeais tous ces chefs-d’œuvre réunis lors de cette exposition. Mais si seulement on avait eu droit à de petits cadeaux, ici et là, ça nous aurait sérieusement mis l’eau à la bouche, ça aurait crée en nous le besoin urgent et viscéral d’aller en voir plus directement à Paris. Sauf qu’avec la banale exposition présentée à Québec, ceux qui comme moi n’ont pas visité le Louvre ont l’impression que sa réputation est surfaite. Les chanceux qui y sont allés, quant à eux, restent encore plus sur leur appétit, sachant ô combien les pièces vues dans cette pitoyable démonstration ne feraient pas courir les foules dans la Ville-Lumière. Et puis, il faut dire que lorsqu’on a une idée, même générale, des chefs-d’œuvre réunis au Louvre, on sort du Musée des Beaux-Arts avec une déception qui laisse un goût de n&#8217;y-revenez-pas-surtout. </p>
<p>Il y a 294 œuvres de peinture au Louvre présentement. On peut les consulter sur le site web du musée. L’activité n’en est que plus frustrante, car on mesure encore mieux à quel point les rares tableaux ayant fait le voyage jusqu’à Québec font figure de restants de table. Des miettes, quoi. De tous les tableaux qu’on m’a montrés dans mes cours d’histoire de l’art, rien n’était présent à Québec. Mais j’en vois plusieurs sur le site du Louvre. Rien de marquant pour l’histoire de l’art à Québec, donc. Faut-il y voir la véritable marque d’affection de la France pour le Québec? Le 400e anniversaire d’une des plus anciennes cités d’Amérique du Nord ne vaut-il pas au moins un Da Vinci, Raphaël ou Bosch? </p>
<p>Même la section <em>Antiquités égyptiennes</em> du site web ridiculise les cossins égyptiens présentés à Québec. Nous avons carrément eu droit à de la pacotille à côté de ce que j’aperçois sur le site Internet du Louvre. Quant aux sculptures, celles qui défilent devant mes yeux depuis tantôt n’ont absolument rien à envier à celles qui meublaient ici et là le musée des Beaux-Arts. </p>
<p>Plus de 35 000 œuvres sont exposées au Louvre. A-t-on vraiment eu le pire du moins bon? Peu importe la section que je choisis de visiter virtuellement, c’est l’intime conviction dont je n’arrive plus à me défaire. C’est comme si les génies qui ont décidé des morceaux à envoyer à Québec avaient pris les 271 œuvres  à se débarrasser sur les 35 000 et des poussières. Même que c’était peut-être ça, au fond : la poussière du Louvre. Ah, ces Français : ce n’est pas demain qu&#8217;ils vont se fendre en quatre pour quelques arpents de neige!</p>
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		<title>Quo vadis?</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jul 2008 04:53:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mattouellettboucher</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[C’était il y a quelques minutes, un peu avant minuit. Pas un son dans l’appartement, sauf celui des gouttes de sueur qui glissaient le long de mon front et dans mon dos. Le silence presque intégral, donc. Mais soudainement brisé par un étrange « toc toc toc » digne des plus grands mystères à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’était il y a quelques minutes, un peu avant minuit. Pas un son dans l’appartement, sauf celui des gouttes de sueur qui glissaient le long de mon front et dans mon dos. Le silence presque intégral, donc. Mais soudainement brisé par un étrange « toc toc toc » digne des plus grands mystères à la noix de coco de ce côté-ci de méridien de Greenwich. Comme je n’écoutais ni musique, ni télévision et qu’aucun son ne sortait des écouteurs que je portais sans raison sur la tête, le bruit m’a paru très proche. Quelqu’un cognait à la porte? Je m’y suis précipité et j’ai regardé par le judas : personne. J’aurais peut-être du ouvrir, quoiqu’à cette heure, et dans ce quartier, ça n’aurait pas été recommandable. Mais qui donc a causé ce bruit si étonnamment près? </p>
<p>Il ne faudrait pas que ce soit ce que j’ai pensé par la suite. Dehors, tout contre la fenêtre de la cuisine, il y a un échafaudage qui ne sert pratiquement à rien depuis que nous sommes arrivés dans ce nouvel appartement. Il a bien servi aux maçons qui ont refait le mur de brique, mais il y a belle lurette qu’on ne les a pas vus. Depuis, l’échafaudage reste là, accessible à quiconque, et même si on m’argumentait que personne n’oserait s’y aventurer, je rirais alors très fort dans ma barbe, et avec raison. Déjà, un homme que l’on soupçonne habiter le bloc voisin y est grimpé seul et sans invitations cette semaine. On aurait pu le méprendre pour un travailleur, sauf qu’il y a des moments où l’habit fait le moine : l’individu était en sandales et en bermudas, un accoutrement plutôt rare pour ne pas dire inexistant chez les gars de la construction – du moins durant leur quart de travail. Et puis, les soupçons sur un locataire du bloc voisin sont assez fondés: après sa visite un peu trop longue à notre goût sur l’échafaudage, l’homme s’est engouffré dans le logement d’à-côté. </p>
<p>C’est donc que si un quinquagénaire obèse peut, en sandales, escalader l’échafaudage quand bon lui semble, il me serait déplaisant que le bruit entendu tantôt ait été causé par un petit plaisantin désirant m’espionner tandis que j’étais à l’ordinateur. Il faut dire que nous n’avons toujours trouvé ni rideaux ni stores dont les mesures concordent avec la fenêtre au-dessus de l’évier. Nos voisins ont une vue imprenable sur une partie de notre logement, et quelques chanceux parmi le lot peuvent m’apercevoir régulièrement assis devant l’ordinateur, surtout après la tombée de la nuit. J’ose espérer que ces messieurs-dames ont quelque chose de mieux à faire que de passer leur temps à m’observer, mais avec la foule de connards qui habitent cette planète, faudrait pas se surprendre outre mesure si au moins un de ces voisins s’amusait à lorgner du côté de chez moi, question de se désennuyer un brin. </p>
<p>Ou bien était-ce un ami venant vérifier si à tout hasard je n’entendrais pas son discret « toc toc »? Si tel devait finalement être le cas, en voilà un qui a raté une belle chance de se montrer la gueule devant l’œil-de-bœuf afin de rassurer les âmes inquiètes qui auraient pu entendre le bruit contre la porte. Car enfin, je veux bien qu’on ait prit la précaution de ne pas réveiller ceux qui pourraient dormir, mais il y a discrétion et discrétion! Et la piste de l’ami peut véritablement être possible, surtout ce soir. N’empêche, il aurait du rester bien en vue, ou alors carrément lâcher un coup de fil. Dans certains cas, mieux vaut un bref sursaut pour les uns et un court réveil pour les autres plutôt que l’inquiétude grandeur colossale pour l’ensemble de ceux qui ont entendu l’étrange bruit (en l’occurrence, moi-même jusqu’à preuve du contraire). </p>
<p>Pourtant, de l’intérieur de l’appartement, on entend certes quelques bruits, comme lorsque quelqu’un ouvre la porte située à l’entrée du bloc, ou même lorsqu’un voisin claque la sienne (les portes sont particulièrement difficiles à ouvrir et fermer ici). Mais je doute fort que le visiteur, si visiteur il y a bel et bien eu, ait été destiné à l’un de nos deux voisins de palier. D’abord, je l’aurais vu, puisque leurs deux portes sont dans mon champ de vision lorsque je m’agglutine la rétine tout contre le judas. Et puis, j’aurais surtout entendu le bruit de la porte de l’un des voisins ouvrir et fermer, et ça, je n’ai rien entendu de tel. Voilà donc une autre hypothèse à écarter. </p>
<p>Une rapide tournée des lieux sitôt après avoir regardé à travers le judas de la porte n’a rien apporté de révélateur. La fenêtre de la salle à manger était ouverte, mais personne ne se trouvait dans les environs, et puis cette fenêtre est trop haute pour que quelqu’un ait pu y cogner de façon à faire le bruit que j’ai entendu. Ma blonde semblait dormir et donc ne pas avoir entendu le bruit. Quant à la chambre de bains, la fenêtre y était fermée, et aucun échafaudage ne s’y trouve pour l’instant installé, ce qui exclut passablement les chances que quelqu’un ait essayé d’entrer par là. Mais sait-on jamais… </p>
<p>Et puis, peut-être au fond n’était-ce qu’une simple fausse alerte? L’avenir nous le dira peut-être, surtout si quelqu’un de notre connaissance passait dans le coin en cognant discrètement. Cela reste à voir, donc. </p>
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		<title>Lampe sur pied</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Jun 2008 04:27:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mattouellettboucher</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[L’idée au départ n’était pas mauvaise : consulter un podiatre afin qu’il s’occupe de ce que je soupçonnais être des verrues sous les pieds. Le résultat, du moins à date, est un peu plus déconcertant. J’ai le dessous du pied gauche entièrement couvert d’ampoules après le fabuleux traitement au canthacur prodigué par le podiatre en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’idée au départ n’était pas mauvaise : consulter un podiatre afin qu’il s’occupe de ce que je soupçonnais être des verrues sous les pieds. Le résultat, du moins à date, est un peu plus déconcertant. J’ai le dessous du pied gauche entièrement couvert d’ampoules après le fabuleux traitement au canthacur prodigué par le podiatre en question. Il a même préféré ne pas traiter toutes les verrues (oui, elles étaient légion!) en même temps, se gardant du coup d’autres occasions de me charger soixante dollars. Mais il aurait pu au moins en faire moins sous le pied gauche et plus sous le droit, question d’égaliser un peu la douleur! </p>
<p>Me voilà donc marchant difficilement, du moins chaque fois que je dois poser le pied gauche sur le sol. Ce matin, je devais enlever le pansement, que dis-je, LES pansements qui couvraient complètement le dessous de mon pied gauche. La tache n’était pas des plus plaisantes, surtout à la vue de ce qui a temporairement remplacé les verrues. J’ai compté pas moins de 13 ampoules, dont la plus grosse couvre une superficie supérieure à celle d’une pièce de deux dollars. Pas surprenant donc que le podiatre et son assistante m’aient répété à outrance que ça allait « faire mal le lendemain ». Je confirme leurs dires, et j’ajoute même : ayayouchhhh! </p>
<p>Difficile donc de faire quoi que ce soit sans ressentir à tout bout de champ une douleur intense qui donne l’impression d’avoir passé un moment en tête-à-tête avec le bourreau de la CIA. On m’aurait torturé en me brûlant la plante des pieds que je ne me sentirais pas autrement! Je peux aisément imaginer à quel point il me serait facile d’avouer avoir planifié la mort de Kennedy en compagnie d’Elvis Castro et de Fidel Presley (la douleur me fait délirer) si un plaisantin me promenait un briquet allumé sous les pieds. J’insiste vraiment : ayayayayayouchhhhhhh!!! </p>
<p>Il en a de bonnes, mon podiatre. « On va se revoir souvent », qu’il m’a lancé après avoir jeté un coup d’œil à mes pieds. Au départ, c’est d’avoir à payer la coquette somme de 60$ par visite qui me rebutait un peu, mais maintenant, c’est la crainte qu’il me transforme en lampe ambulante à tous les coups qui me rend plus nerveux. Et si ce que j’endure présentement n’était qu’un premier traitement? Un hors-d’œuvre, en quelque sorte? Je le revois dans deux semaines. Ça promet d’être une véritable partie de plaisir. Faudra que je m’y prépare mentalement, comme à une visite chez le dentiste. En me disant qu’au moins, mon dentiste ne me transforme pas en lampe sur pied! </p>
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